‹ Œuvres;Chapitre 331 sur 422 · ACTE V, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE II

Bérénice renonce à Rome, à FEmpereur, Et même veut partir avant que Rome instruite Puisse voir son désordre et jouir de sa fuite. Elle écrit à César.

ANTIOCHUS

O ciel! qui Fauroit cru?

Et Titus?

ARSACE

A ses yeux Titus n'a point paru. 1270 Le peuple avec transport l'arrête et Fenvironne, Applaudissant aux noms que le sénat lui donne ; Et ces noms , ces respects , ces applaudissements Deviennent pour Titus autant d'engagements , Qui le liant , Seigneur, d'une honorable cbame » 1275 Malgré tous ses soupirs et les pleurs de la Reine , Fixent dans son devoir ses vœux irrésolus. C'en est fait; et peut-être il ne la verra plus.

ANTIOCHUS

Que de sujets d'espoir, Arsace, je Favoue!

Mais d'un soin si cruel la fortune me joue , 1280

J'ai vu tous mes projets tant de fois démentis,

Que j'écoute en tremblant tout ce que tu me dis;

Et mon cœur, prévenu d'une crainte importune ,

Croit même, en espérant, irriter la fortune.

Mais que vois-je? Titus porte vers nous ses pas. 12 85

Que veut-il?

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