‹ Œuvres;Chapitre 333 sur 422 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

ANTIOCHUS, ARSAGE.

ANTIOCHI3S.

>^Hé bien ! voilà l'espoir que tu m'avois rendu ; Et tu vois le triomphe où j'étois attendu. Bérénice partoit justement irritée ! 1295 Pour ne la plus revoir, Titus l'avoit quittée ! Qu'ai-je donc fait, grands Dieux? Quel cours infortuné A ma funeste vie aviez-vous destiné ?

Tous mes moments ne sont qu'un éternel passage De la crainte à l'espoir, de l'espoir à la rage^. i 3oo Et je respire encor? Bérénice ! Titus ! Dieux cruels! de mes pleurs vous ne vous rirez plus.

1. Les anciennes éditions ont toutes voyez ou voiés; aucune n'a voyiez.

2. Voltaire, coutumier du fait, a un peu trop imité ces deux vers dans le monologue qui ouvre l'acte II du Duc de Foix :

Vois tes jours dépendant d'un mot et d'un coup d'œil.

Lâche, consume-les dans l'éternel passage

Du dépit aux respects, et des pleurs à la rage.

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