‹ Œuvres;Chapitre 53 sur 422 · ORESTE, PYLADE · texte numérisé non relu

ORESTE, PYLADE

PYLADE

Modérez donc , Seigneur, celte fureur extrême.

Je ne vous connois plus : vous n'êtes plus vous-même. 7 i o

Souffrez....

ORESTE

Non , tes conseils ne sont plus de saison , Pylade , je suis las d'écouter la raison. C'est traîner trop longtemps ma vie et mon supplice : Il faut que je l'enlève , ou bien que je périsse. Le dessein en est pris , je le veux achever, 7 1 5

Oui, je le veux.

PYLADE

Hé bien, il la faut enlever :

J'y consens. Mais songez cependant où vous êtes. Que croira-t-on de vous , à voir ce que vous faites ? Dissimulez : calmez ce transport inquiet* ; Commandez à vos yeux de garder le secret. 720 Ces gardes, cette cour, Fair qui vous environne, Tout dépend de Pyrrhus , et surtout Hermione ^.

1. Var. Faites taire, Seigneur, ce transport inquiet. (1668-76)

2. Var. Tout dépend de Pyrrhus, et surlout d'Hermione (a). (1668 et 78)

(a) M. Aimé-Martin a reçu dans son texte cette ancienne leçon, qui se lit aussi dans les éditions de 1736, de 1768 et de 1807, et que Geoffroy déclare une faute grossière.

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