CINQUIÈME T
Ce$t le premier âge de la diplomatie européenne. Les puissances occidentales commencent à multiplier les conf^. . nombreux mariages qui sont conclus ou projetés semblent pouvoir concilier d^une manière pacifique les prétentions ri^ mais la politique, encore dans son enfance, prend la perfidie pour le premier moyen de succès. En dépit de tous ce« c^ étroits, la fore» des choses remporte : le héros de Machiavel est lui-même dépouillé, la sage Venise résiste à rEuropf.'i nation qui diffère le moins de Titaiienne, par la langue et par les mœurs, prévaut à la longue dans la Péninsule.
Âu commencement de cette période (1509-6), les puissances , naguère prépondérantes , faiblissent tout à coup ; les Fra» sont chassés de Naples par leurs alliés, les Danois de la Suède parle parti du peuple. L^Espagne victorieuse est troublée la mort dUsabelle , dont Tépoux et le gendre se disputent la GasUlle. Les Turcs , attaqués par les Persans , sont force. faire la paix avec Venise. Le Tzar vieilli perd son ascendant ; ses défaites de Livonie , sa mort et Tavénement de SiglsoioBfl rendent à la Pologne la suprématie du Nord.
Cependant la grande querelle de TOccident semble un instant changer d^objet. Les conquérants du Milanais et de 'S^ s'indignent de voir encore une république puissante en Italie ; et Jules 11, emporté tour à tour par Tintérèt et le patrioib^ excite les barbares, dans le vain espoir de les détruire ensuite les uns par les autres. La ligue de Cambrai est la croisad nations, encore pauvres et déjà avides de jouissances, contre Topulence industrieuse (1508)^ Venise, dépouillée par les T dans le Levant, vaincue aux Indes par les Portugais, arrête les princes chrétiens comme elle a arrêté les infidèles, et ne à ses ennemis que le regret d'avoir affaibli TËtat le plus nécessaire à Téquilibre européen et à la défense de la ch
Jules II se repent le premier, et tourne sa politique impétueuse contre les ennemis de Tltalie; mais U ne peut cf
FRANGE
1503. Loult Xll avril.