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DE LA SAGESSE POÉTIQUE

ARGUMENT

Frappé de Tidée que Tadiniration exagérée pour la sagesse des premiers âges est le plus grand obstacle au l»rogrès de la philosophie de Phistoire, Tauteur examine comment les peuples des temps poétiques imaginèrent la Nature, qu*ils ne pouvaient connaître encore. U appelle cet ensemble des croyances antiques, sagesse, et non pas science, parce qu*elles se rapportaient généralement à un but pratique. Dans ce livre , il passe en revue toutes les idées que les premiers hommes se firent sur la logique et la morale, sur Téconomie domestique et politique , sur la physique , la cosmographie et l'astronomie, sur la chronologie et la géographie. G*est en quelque sorte Tencyclopédie des peuples barbares. ( M. Jannelli, Délie cose humane.)

Chafitbi L — SujKT DB CI LIVRE. — $ I. Les fables n*ont point le sens mystérieux que les philosophes leur ont attribué. La Providence a mis dans Tinslinct des premiers hommes les germes de civilisation que la réflexion devait ensuite développer. — § II. De la sagesse en général. Sens divers de ce mot à différentes époques. — § III. Exposition et division de la sagesse poétique,

CHAPriRK H. — Db la HÊTAPHTSIQUE FOftTIQDK. —

^ I. Origine de la poésie, de Pidolfttrie, de la divination et des sacrifices. Certitude du déluge universel et de Texistence des géants. Les premiers peuples furent poètes naturellement et nécessairement. La crédulité ^ vX non Timposture, fit les premiers dieux.— ^ II. Corollaires relatifs aux principaux aspects de la science nouvelle. Philosophie de la propriété, histoire des idées humaines, critique philosophique, histoire idéale éternelle, système du droit naturel des gens, origines de l'histoire universelle.

Chafitbs m. — Db la logique poétique. — § I. Définition et étymologie du mot logique. Les premiers hommes divinisèrent tous les objets, et prirent les noms de ces dieux pour signes ou symboles des choses qu'ils voulaient exprimer. — $ II. Corollaires relatifs aux Iropes, aux métamorphoses poétiques et aux monstres de la fable. Origine des principales figures. Ces figures du langage , ces créations de la poésie , ne sont point , comme on Ta cru, Pingénieuse invention des écrivains,

mais des formes nécessaires dont toutes les nations se sont servies à leur premier âge, pour exprimer leurs pensées.— §111. Corollaires relatifs aux caractères poétiques employés comme signes du langage par les premières nations. Solon, Dracon, Ésope, Romulus et autres rois de Rome, les décemvirs, etc. — % IV. Corollaires relatifs à Torigine des langues et des lettres, daas laquelle nous devons trouver celle des hiéroglyphes , des lois, des noms, des armoiries, des médailles, des monnaies. On n'a pu trouver jusqu'ici l'origine des langues, ni celle des lettres, parce qu'on les a cherchées séparément. Les premiers hommes ont dû parler successivement trois langues, V hiéroglyphique y la symbolique et la vulgaire. Les langues vulgaires n'ont point une signification arbitraire. Ordre dans lequel furent trouvées les parties du discours dans la langue articulée ou vulgaire. — § V. Corollaires relatifs à l'origine de l'élocutton poétique, des épisodes, du tour, du nombre, du chant et du vers. Ces ornements du style naquirent, dans l'origine , de l'indigence du langage. La poésie a précédé la prose.— § TI. Corollaires relatif^ à la logique des esprits cultivés. La topique naquit avant la critique. Ordre dans lequel les diverses méthodes furent employées par la philosophie. Incapacité des premiers hommes de s'élever aux idées générales, surtout en législation.

Chapitbb IV.— Db la hobalb poétique, et de rorigine des vertus vulgaires qui résultèrent de l'institution de la religion et des mariages. Caractère farouche et religions sanguinaires des hommes de l'âge d'or. Ces religions furent cependant nécessaires.

CHAPrrBE T. — Du gouvernement de la famiUe, ou Érosion iB dans les âges poétiques. — § I. De la famiUe composée des parents et des enfants, sans esclaves ni serviteurs. Éducation des âmes, éducation des corps. Les premiers pères furent à la fois les sages, les prêtres et les rois de leur famille. La sévérité du gouvernement de la famille prépara les hommes à obéir au gouvernement civil. Les premiers hommes, fixés sur les hauteurs, près des sources vives, perdirent par une vie plus douce l:i taille des géants. Communauté de l'eau, du feu, des sépultures. — ^ 11. Des familles, en y comprenant noa-

PHILOSOPHIE DE L'HISTOIRE

tSïi

soilement les parents, mais les êervUeun (famuli). Celte compositJoa des familles fut antérieure à Texistence des cités, et sans elle cette existence était impossible. Les hommes qui étaient restés sauvages se réfugient auprès de ceux qui avaient déjà formé des familles, et deviennent leurs clients ou vassaux. Premiers héros. Origine des asiles, des fiefs, etc.— $111. Corollaires relatif aux contrats qui se f6nt par le consentement des parties. Les premiers hommes ne pouvaient connaître les engagements de banne foi. — Chez eux , les seuls contrats étaient ceux de cens territùrial; point de conr trais de société, point de mandUUaires,

Chapitrs VI. — De la politique. — § I. Origine des premières républiques, dans la forme la plus rigoureusement aristocratique. Puissance sans borne des premiers pères de famille sur leurs enfants et sur leurs serviteurs. Us sont forcés, par la révolte de ces derniers , de s'unir en corps politique. Les rois ne sont d^abord que de simples chefs. Premiers comices. Les serviteurs, investis par les nobles ou héros du domaine bonitaire des champs qu'ils cultivaient, deviennent les premiers plébéiens, et aspirent à conquérir, avec le droit des mariages solennels , tous les privilèges de la cité. — § II. Les sociétés politiques sont nées toutes de certains principes étemels des Èeh. DifFérence des domaines bonitaire, quiritaire, éminent. Le corps souverain des nobles avait conservé le dernier, qui était, dans Torigine, un droit général sur tous les fonds de la cité. Opposition des nobles et des plébéiens , des sages et du vulgaire , des citoyens et des hôtes ou étrangers. — § III. De Torigine du cens et du trésor public. Le cens était d*abord une redevance territoriale que les plébéiens payaient aux nobles. Plus tard il fot payé au trésor; cette institution aristocratique devint ainsi le principe de la démocratie. Observations sur Thistoire des domaines. — § IV. De l'origine des comices chez les Romains. Étymcrfogîe des mots Curia, QtUrites, Curetés, RévcrfuUons que subirent les comices. — § V. Corollaire : c'est la divine providence qui règle les sociétés , et qui a ordonné le droit naturel des gens. — § VI. Suite de la politique héroïque, La navigation est l'un des derniers arts qui furent cultivés dans les temps héroïques. Pirateries et caractère inhospitalier des premiers peuples. Leurs guerres continuelles. — § VU. Corollaires relatlflii aux antiquités romaines. Le gouvernement de Rome fût, dans son origine , plus aristocratique que monarchique , et malgré l'expulsion des rois , il ne changea point de caractère, jusqu'à l'époque où les

plébéiens acquirent le droit des mariages solennels et participèrent aux charges publiques. — § VIII. Corollaire relatif à l'/iérotsmedes premiers peuples. 11 n'avait rien de la magnanimité, du désintéressement et de l'humanité, dont le mot ^''héroïsme rappelle l'idée dans les temps modernes.

Chapitre VIL — De la physique POftTiQui. — § I. De la physiologie poétique. Les premiers hommes rapportèrent à diverses parties du corps toutes nos facultés intellectuelles et morales. Note sur l'incapacité de généraliser, qui caractérisait les premiers hommes. — § II. Corollaire relatif aux descriptions /léroïques. Les premiers hommes rapportaient aux cinq sens les fonctions externes de l'âme. — § III. Corollaire relatif aux mœurs héroïques.

Ghapitib VIII. — De la cosiogiafhib poétique. — Elle fut proportionnée aux idées étroites des premiers hommes.

Chapiteb IX.— De l'astrorohie poétique.— Le ciel, que les hommes avaient placé d'abord au sommet des montagnes , s'éleva peu à peu dans leur opinion. Les dieux montèrent dans les planètes , les héros dans les constellations.

Chapitre X. —De la GHRoifOLOcn poétique. — Son point de départ. Quatre espèces d'anachronismes .Canon chronologique , pour déterminer les commencements de l'histoire universelle , antérieurement au règne de Ninus , d'où elle part ordinairement. L'étude du développement de la civilisation humaine prête une certitude nouvelle aux développements de la chronologie.

Chapitre XI.— De la géographie poétique.— § I. Les diverses parties du monde ancien ne forent d'abord que les parties du petit monde de la Grèce. L'Hespérie en était la partie occidentale, etc. Il en dut être de même de la géographie des autres contrées. Les héros qui passent pour avoir fondé des colonies lointaines , Hercule, Ëvandre, Énée, etc., ne sont que des expressions symboliques du caractère des indigènes qui fondèrent ces villes.— § II. Des noms et descriptions des cités héroïques. Sens et dérivés du mot ara.

CoifCLUSioii DR CE LiTRB.— Lcs po^tes théologicus ont été le sens ( ou le sentiment ) , les philosophes ont été VinteUigence de l'humanité.

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