UNE RESURRECTION
( Note pour les pages i32 et suivantes. )
oi quelqu'nn eut osé dire à ces savantes répii- Lliqucs d'Athènes on de Rome, qu'un jour un faible mortel airaclierait à Jupiter ses foudres menaçantes , on eût rî de lui comme d'un insensé» Remontons seulement de quelques siècles, et qu'un homme supérieur vienne annoncer que des élémens, que des substances presqu'inaccessibles à nos sens, que l'air lui-même, seront bientôt décomposés et réduits à des principes plus impalpables encore, au lieu de regarder cette prophétie comme une preuve de la grandeur et de la puissance de l'esprit humain, ou n'v verra qu'un nouveau motif de déplorer son orgueilleuse faiblesse. Cependant les sciences se perfectionnent; une découverte en amène une autre j les observations se multiplient, et il arrive une époque où les idées qui eussent paru la veille les plus extraordinaires et peut-être les plus extravagantes, sont légitimées par l'expérience dont elles découlent na- /'": Partie. 36
turellemenl. Alors ce n'est plus seulement le profond génie qui trouve ces combinaisons étonnantes; tous les matériaux en sont préparés, et il suffit sor.vent de rapprocher deux faits, et aussitôt la lumière jaillit. L'homme le plus ordinaire la rencontre, et quelquefois son seul mérite est d'être né dans un meilleur temps. Notre âge est sans doute une de ces époques privilégiées: les sciences naturelles ont fait des pas immenses ; naguères est née une chimie toute nouvelle ', et , grâce a l'heureuse impulsion de quelques physiologistes , dans peu la science de la vie n'aura plus à envier à la physique la rigueur de sa méthode et la richesse de ses investigations. Fds d un des hommesqui ont le plus contribué à cette belle révolution , élève du savant infatigable (i) qui la poursuit encore avec le plus d'ardeur, j'ai puisé dans les écrits du premier les données d'un problème que les travaux du second m'ont aidé à résoudre.
Pfoblèaie. ce S'il existait cpielque moyen de suppléer au . défaut de ia circulation naturelle , il est certain que l'on . pourrait ressusciter un cadavre quelque temps opres la . mort, temps qui serait limité par plusieurs circonstances, . et variable suivant l'espèce , Fâge de 1'anln.al , les causes . de la mort, les saisons, etc. ( E:rpériences sur le pnn^ P5 cipe de. la vie, page i32. ) ^'
Quel pourrait être ce moyen? le trouver, (i) M. Magendle.
( 391 ) Tel csl rol)jet de mes recherches; telles sont les réflexions où elles m'ont conduit.
ÏJu cerveau, de la moelle épinière, irradie sans cesse un principe vivifiant qui va porter son heureuse influence sur toutes les autres parties. Ce principe quel esl-il ? Question encore indécise. Nous n'avons pu eu pénétrer la nature iulime, tachons au moins d'en connaître les causes productrices , comme nous en connaissons les effets.
Des observations qui, pour être journalières, n'en sont pas moins expérimentales , si, dans l'acception la pins étendue , on doit entendre par ces mots tout fait matériel appréciable aux sens, nous ont appris ce que nous savons des effets du principe vital ; ou, en d'autres termes, des actes de la vie : l'expérience devra aussi nous aider à remonter aux causes, sinon primitives, au moins secondaires de ce principe. C'est cette voie ex{)éi imentale qui a induit mon père à penser que E^p. p. 70. le principe de la vie était le résultat de l'impression du sang artériel sur la masse encéphalique. En effet, la vie cesse dans un organe quand on intercepte la circulation dans la partie de cette masse qui y correspond, tandis qu'au contraire l'organe continue à vivre, lors même qu'on l'empêche de recevoir du sang, tant que l'abord du liquide sur la portion du centre nerveux, d^où parlent ses nerfs, peut lui fournir la condition in-
(392) dlspensable à la vie. Que si, daus ce dernier cas» la mort partielle finit toujours par arriver au bout d'un temps plus ou moins considérable, on peut croire qu'elle survient par défaut de nu^ trition , le sang artériel intercepté ne portant plus les matériaux réparateurs nécessaires au nerf pour conduire et à l'organe pour recevoir. J'ai dit réparateurs, et , en v réfléchissant , ce mot me paraît bien exclusif. Pourquoi le sang ne disposerait-il pas , par une excitation particulière , les organes à recevoir, comme il dispose Tencépliale à donner? Prenons-y garde , tout s'enchaîne dans l'être organisé , comme dans l'univers ; ce qui est effet par rapport à tel phénomène , devient cause par rapport à tel autre. Souvent même un phénomène réagit comme cause sur celui qui l'a produit. La vie est un véritable cercle dont on cherche peut-être le commencement en voulant trouver une cause première et unique. Ces idées surajoutées pourront paraître en contradiction avec ce qui précède et ce qui va suivre j mais, pour peu qu'on veuille y réfl échir , on se convaincra de la possibilé de ramener après la mort les conditions de la vie , quand bien même elles seraient multiples.
En admettant l'opinion précitée , que les centres nerveux fournissent consécutivement à l'impression du sang artériel le principe de la vie, on concevrait la possibilité de le rappeler dans un cadavre , et d'opérer une véritable résurrection , si on pouvait
faire parvemr, après la mort, un couraiil «le sang artériel dans la masse encéplialique. (£xp. loc.cit.) Mais il faudrait , notons-le bien , que celle masse eût conservé toute son intégrité , et que le sang qu'on dirigerait sur elle possédât toutes les qualités d'oxigénalion , d'impulsion , de température, qu'aurait eu celui de l'animal lui-même. Comment trouver un mécanisme assez parfait pour remplir ces dernières conditions? Et, quand on parviendrait à cette heureuse découverte , comment en tirer parti sans mettre à nu les centres nerveux et sans léser ainsi leur organisation ? Mais ce mécanisme , audessus des forces de l'homme , s'il est permis toutefois d'assigner des limites à l'esprit humain , ne pourrions-nous pas l'emprunter à la nature ? Une machine vivante , qu'on me passe le mot, ne seraitelle pas la plus appropriée à notre but?
Prenons donc un animal, et faisons qu'un sang lancé par un cœur , vivifié et échauffé dans des poumons , puisse reporter sa vie dans les fovers nerveux d'un animal où nous l'aurons détruite.
Si nos tentatives réussissent, nous verrons reparaître, après leur entière abolition, quelques mouvemens, quelqu'apparence de sensibilité; peutêtre même le sang que nous prendrons à l'animal vivant parviendra-t-il jusqu'au cœur du cadavre, et pourra-t-il y déterminer des contractions qui le porteront dans toutes les autres parties du corps , et dont son passage à travers la moelle épinière
( 394 ) ïiura fourni le premier mobile. C^est alors que nous aurious , pour ainsi dire, récréé une nouvelle âme, en prenant ce mot dans son sens physiologique.
Il me reste, povir me faire mieux comprendre, à exposer le détail des expériences que je voudrais essayer sur ce sujet.
Je choisirais dans les grandes espèces d*animaux, celle dont les individus sont les plus capables, à l'époque de la naissance, de résister à la douleur. J'en prendrais deux , dont l'un fort jeune et l'autre plus âgé 5 je ferais périr le plus jeune d'hémorragie par l'ouverture d'un ou de plusieurs vaisseaux que je lierais après la mort ; puis je découvrirais l'artère sous-clavière que je couperais transversalement; je lierais le bout correspondant au cœur, et j'adapterais à l'autre un luyau de caoutchouc ou de toute autre matière élastique la plus analogue au tissu des artères, et capable d'offrir un point solide pour attacher le vaisseau. Je découvrirais ensuite l'artère carotide de l'animal vivant pour en faire la section entre deux ligatures. Après quoi , je laisserais subsister l'une d'elles du côté de la tête , et je substituerais à l'autre , correspondante au cœur, l'extrémité libre du tube , fixé d'autre part dans le bout supérieur de la sous-clavière de l'animal tué par hémorragie. De cette manière, j'établirais une communicalion entre le système artériel du cadavre et celui de l'animal vivant; et je parviendrais, par le moyen de l'arlère vertébrale, branche
( ^95 ) de la sous-clavièrc, à Irausmcllrc à la mo<ll(i cervicale cl au cerveau de l'un le saug que j'aurais enipruulé au cœur de l'autre. Celle circulation artificielle s'élablirail d'autant plus facilement que l'animal étant mort d'hémorragie, des caillots n'o})strueraieul pas les conduits sau;j;i:ins. J'auraii» ^-^v- """le
• 1 11' , '■ -1 f- ^«^ 'a vie.
eu som de prendre, cl une part, un jeune animal, parce que plus un animal est jeune, moins il a besoin pour vivre de l'influence de toute la masse encéphalique , chaque portion étant relativement beaucoup plus volumineuse que dans l'âge adultcj un animal plus âgé , d'autre part, parce qu'étant beaucoup pins gros que le premier, il lui fournirait un sang tout à la fois plus abondant, et mu par une force d'impulsion plus grande que s'il eût été du même âge que lui. J'aurais pu encore retrancher par des ligatures faites aux membres de la circulation de l'animal vivant, afin d'ajouter à colle de l'animal mort ; enfin , si j'avais cru nécessaire que le sang lancé dans les vaisseaux de ce dernier animal , revînt réparer les pertes qu'il aurait faites dans les poumons de celui d'où il partait , j'aurais établi entre les veines une communication semblable à celle des artères.
Dans cette expérience je ne serais parvenu qu'à pousser le sang dans le cerveau , dans la moelle allongée et dans la portion cervicale du prolongement racliidien, c'est-à-dire, dans les parties des fovers nerveux qui président aux fonctions les plus im«
portantes, les mouvemeiis et les phe'nomènes respiratoires et circulatoires. A défaut des résultats satisfaisaus j j'aurais ranimé la circulation dans d'antres parties de ces foyers , dans la moelle dorsale, par exemple , et dans son prolongement lom-r haire , au moyen de l'aorte abdominale. J'aurais mieux fait encore en pénétrant simultanément de sang artériel, et toujours par les mêmes procédés, les portions cervicale et lombaire de la moelle j puis' f[ue c'est un fait démontré par l'expérience , que,. dans le jeune âge , deux des trois portions de cette moelle peuvent, lorsqu'elles sont intègres, suffire seules à l'entretien des battemens du cœur, et que la principale source d'activité de cet organe est dans la moelle cervicale.
On m'objectera peut-être qu'il est douteux que, même avec un cœur plein de vie , je puisse faire circuler du sang dans les vaisseaux d'un cadavre qui ne peuvent réagir sur ce liquide; mais je répondrai que si cette réaction existe, rien ne prouve qu'elle soit due à des causes vitales , et qu'au con-r traire , les expériences de M. Magendie tendent à établir d'une manière presque certaine , que le§ vaisseaux ne réagissent sur le sang qu'en vertu dç l'élasticité de leurs parois , propriété qui peut aussi bien se rencontrer dans des tissus morts que dans des tissus vivans.On me dira peut-être encore, si-je parvenais à rétablir une circulation dans les centres nerveux , et à reproduire ainsi le principe
vital, je n'aurais fail que la moitié du chemin, ci qu'il me fauJjait encore disposer les organes à en recevoir l'influence, et les nerfs à la conduire, (i) Mais je prierais de remarquer que pour que ces parties soient disposées convenablement, il suffit s ms doute que le sang y circule , et que si j'étais une fois parvenu à établir une circulation artificielle dans les centres nerveux, il me serait toujours facile d'employer le même procédé à enétablir dans le même instant une toute semblable dans quelqu'autre partie du corps que ce soit. Si un seul cœur ne me suffisait pas pour cela, j'en emploierais plusieurs , et je modérerais de telle manière l'action de celui qui agirait sur les foyers vitaux , qu 'il ne pourrait y déterminer l'apoplexie , accident qu'un choc trop brusque occasionnerait sans doute.
Je n'ai pas besoin d'ajouter que j'aurais soin de maintenir le corps de l'animal que je voudrais rappeler à la vie , au même degré de température qu'il aurait avant l'expérience , et que si l'anatomie comparée nous démontre que certaines espèces ont leur masse encéphalique arrosée par des artères volumineuses et d'une injection facile , ce serait ces espèces que je choisirais de préférence. Je vou-
(i) Peut-être faudrait-il ajouter, et à la donner', mais je ne veux rien préjuger ici sur la question de savoir si les nerfs ne sont que de simples conducteurs, ou Lien s'ils contribuent en même temps à former le principe -vital.
( SpS ) drais tenter ces expériences sur des animaux à sang chaud et à sang froid ^ peut-être même commencerais-je par ces derniers, s'il était facile de s'en procurer d'assez gros pour que les expériences ne fussent pas trop minutieuses. Si elles me réussissaient, je les répéterais sur des animaux dont j'aurais détruit la moelle encéphalique , afin de m'assurer si c'était hien à l'impression du sang artériel sur ces masses, qu'eussent été dus les phénomènes vitaux que j'aurais rappelés.
Dans ses expériences , mon père a suivi une marche analytique : il a décomposé la ■vie; pourquoi ne parviendrait-on pas à la recomposer en employant la méthode synthétique que je viens d'exposer ? Cette voie doit servir à donner une nouvelle certitude aux idées qu'il a éiiiises , puisqu'une chose ne nous est jamais si bien connue, que lorsque nous parvenons à la reconstruire par la synthèse , après l'avoir décomposée par l'analyse.
Quelqu'un me donne l'excellente idée d'associer l'excitation galvanique à la stimulation sanguine : c'est une précaution que je n'oublierai pas.
22 ianvier iSiS.
4 mars 182 ^ ^^ Y ^ P^^^^ d'un an que je rédigeai cette note. A peine initié alors aux premiers mystères de la nature , je ne voyais presque dans mes idées que d'agréables rêveries dont je voulais me rendre compte. De nouveaux travaux ont été faits depuis 5
(399) Je me suis Inslriiit dav^nla^cj et en apprenant que mon procède n'ciait pas ausfii neuf que je le croyais d'abord , je nie suis de plus en plus convaincu de la possibililé de son exécution, et j'ai acquis de nouvelles probabilités en faveur du succès de l'cxj)crieuce.
Ainsi , j'ai lu dans Bicbat ( Vie et Mort, page 67. ) la description d'une opération toute semblable à celle que j'avais imaginée. Cet auteur fit arriver plus d'une fois , par un tube placé dans la carotide , le sauii d'im chien au cerveau d'un autre animal de la même espèce, quia très-bien vécu ensuite, et a été peu fatigué de l'expérience.
Ce fait s'accorde parfaitement avec ceux dont M. Magendie a en,ricbi la science, pour infirmer une prétendue observation de Galien , qui aurait vu l'intersection d'une artère par un tube métallique interrompre la circulation dans la partie inférieure du vaisseau. Bicbat sentait tiès-bien les pulsations artérielles au-dessus du tube adapté à la carotide. J'ai pu moi même faire les mêmes remarques dans quelques teniaiives que j'ai pratiquées seul, ei par conséquent d'une manière trop incomplète, pour que j'en puisse tirer aucune autre conclusion.
L'expérience de Bicbat prouve encore qu'un animal s'accommode très-bien d'un sang étranger , et détruit l'objection que l'on pourrait tirer de la différence de forme dans les globules. Spallanzani
( 4oo ) avait d'ailleurs reconnu la même forme et le même volume aux globules rouges du sang dans les animaux les plus jeunes et chez ceux d'un âge avancé. Les reclierches plus récentes de MM. Prévost et Dumas, M. Edwards et Blundell , viennent aussi à l'appui de celles de Bichat. On lit dans la brochure que les deux premiers ont publiée l'année dernière, des expériences vraiment curieuses. Ils ont vu, « après la syncope la plus complète^ à la suite de l'hémorragie , l'injeclion du sang faite avec une seringue , ranimer si heureusement la vie , qu'après avoir reçu une quantité de sang égale à celle qu'il avait perdue, l'animal a pu respirer libremenl, se mouvoir avec facilité, prendre de la nourriture et se rétablir complètement, quand l'opéralion avait été bien conduite. Si on prend le sang qu'on injecte sur un animal d'espèce différente , mais dont les globules soient de même forme , l'animal ne se remet qu'imparfaitement , et l'on peut rarement le conserver au-delà de six jours. Ces observations s'appliquent à l'injection dn sang frais , comme à celle du sang extrait depuis 12 et même 2.4 heures j il suffît d'empêcher l'a coagulation par l'agitation ordinaire , et d'en séparer la fibrine isolée au moyen d'un linge. 3> (Prévost et Dunif^s).
Après des résultats aussi satisfaisans , que ne doit-on pas se promettre d'une expérience semblable, faite de vaisseau à vaisseau, et avec un sang encore tout pénétré de vie , et emprunté à un indi-
( 4oi )
\l(lu.de la mcinc espèce et de la même famille tiuc celui qu'on voudrait ranimer ? Bicliat, il est Fie et Mort. vrai, a tenté qvielque chose de semblable : il a essayé plusieurs fois la transfusion immédiate d'un animal vivant à un animal mon ; s'il n'en oblint aucun succès , la raison en est simple ; c'est qu'il avait choisi des chiens tués par asphyxie, et que le sanj^ veineux qui remplissait le système vasculuire , fermait la route au sang rouge.
Je crois avoir prévu les principales objections qu'on pourrait me faire; il en est cependant encore une qui me paraît assez forte, c'est la différence de vî tesse e t de fo rce d'impulsion des bat temcns du cœur d'un individu à un autre. Mais je prie de remarquer que cette différence n'est jamais bien notable chez des individus du même âge ; seulement elle m'empêcherait peut- être de choisir nies animaux: comnie je le voulais d'abord. Quant aux troubles que la crainte ou la douleur apporteraient dans la cir- ' culation de l'animal vivant , j'ai pu me convaincre qu'ils ne sont jamais aussi grands qu'on le croirait d'abord , et qu'il est facile d'y remédier par des moyens mécaniques ou chimiques.
Si l'expérience dont on vient de lire le plan réussissait, comme tout le fait augurer, il me semble qu'il en est peu dont les résultats fussent plus féconds en conséquences et prétassseut davantage à de nouvelles recherches. Conçue , d'après les faits les plus authentiques, appuyée sur des
recherches incontestables, elle leur donnerait f comme je l'ai dit plus haut, une nouvelle certitude, et deviendrait la base d'une méthode synthétique qui jusqu'à présent est presqu 'inconnue en physiologie, et dont l'emploi sans doute ne serait pas moins utile que celui de l'analyse.
Pour ce qui est des applications qu'on pourrait faire dé ce procédé à l'espèce humaine , je les entrevois : mais j'en ai déjà trop dit, et je ne veux pas pousser la témérité plus loin.
Je le répète en finissant , je n'ai considéré que d'une manière physiologique les phénomènes de la viej je n'en ai vu que la partie matérielle et, pour ainsi dire, mécanique ; je n'ai conçu l'espoir que de rappeler des actes de ce genre , sans rien toucher à ce qu'il y a de spirituel dans cetie admirable harmonie. Je proteste, du reste, contre toute maligne interprétation.
Peut-être s'élonnera-t-on de me Voir publier ici un projet dont l'exécution ferait le principal mérite. Je réponds que les expériences physiologiques exigent autre chose que le désir de faire et l'amour du travail, et que c'est là le seul héritage que mon père m'ait laissé.
IMPRIian^IF. va l.EFEBVRE. RUE DE BoUllBÛN, N". lï.