SCÈNE YILL
CLAIRVILLE, DUPARC, Madami; DERVIGN^.
MADAME D E R V [ G N Y
Concevez-vous ma petite-fille qui n'est pas encore laète!
DUPARC
Il n'y a pas de mal. Clairville ne part pas avec vous ; il viendra de son côté. Mais il me parlait d'une affaire bien importante. Il a reçu tout à l'heure la confidence d'un jeune homme très-convenable pour la place et pour ma fille.
CLAIRVILLE
C'est-à-dire, que je le crois; mais je n'assure rien.
MADAME DER VIGNY
En vérité? Qu'est-ce que ce jeune homme? Est-il aimable, de bon ton, bien fait, riche? Ah! que je serais contente ! Parlez , mon cher Clairville ; mais parlez donc.
CLAIRVILLE
Eh bien ! il peut avoir vingt-sept à vingt-huit ans.
MADAME DERVIGNY
Bon ! ni trop vieux ni trop jeune.
CLAIRVILLE
Il est attaché au ministère des affaires étrangères.
Donc, il conviendrait à M. le duc.
CLAIRVILLE
Il a rempli pendant quatre ans des fonctions importantes, dans je ne sais quelle légation.
MADAME DERVIGNY
Si un jour il était nommé secrétaire d'ambassade.
DUPARC, en riant.
Ah ! oui , ambassadeur.
CLAIRVILLE
Je l'ai connu chez M. Forlis , le banquier ; et vraiment il ne tiendrait qu'à lui d'épouser la petite Forlis ; car il plnît beaucoup au père et à In fille.