‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 129 sur 433 · SOPHIE, MARIANNE · texte numérisé non relu

SOPHIE, MARIANNE

MARIANNE

Par ma foi , mademoiselle , c'est un coup d'œil charmant que celui d'une fête de village. Eh! mais, qu'avezvous donc? Je vous ai observée pendant la route; vous étiez rêveuse, distraite.

SOPHIE

Puisque tu te piques de si bien observer, ma chère Marianne, n'as -tu pas remarqué comme ma bonne maman affectait de nous dire qu'elle n'avait pas de secret, et que je n'étais pour rien dans l'entretien qu'elle a eu avec mon père avant notre départ?

MARIANNE

C'est vrai.

SOPHIE

J'en ai conclu qu'ils n'avaient de secrets que pour moi, et que c'est de moi qu'ils s'occupent.

MARIANNE

Et de quelle affaire croyez-vous qu'il soit question?

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