ACTE II, SCÈNE IV. i
rochers , peut-être un pont chinois pour joindre deux huttes qu'on appelle des montagnes. Y a-t-il de l'eau sous votre pont ?
DUPARC
Une rivière.
PHILIBERT CADET
Je vous en fais mon compliment.
DUPARC
Mais permettez....
PHILIBERT CADET
On vient à la campagne, c'est pour se divertir; vous avez un billard , c'est pour qu'on y joue. Conduisez-moi, monsieur Pastoureau. i^A Duparc.) Eh! mais, quand j'y pense, j'ai à vous parler d'affaires, monsieur Duparc. Nous nous reverrons, nous causerons; il me tarde de vous ouvrir mon ame. {A part.) Cette petite servante... {Haut.) J'aime la joie; cela ne m'empêche pas, quand il le faut, d'être grave, sensible, sur-tout. [Jetant sa serviette sur une chaise. ) Me voilà en état d'attendre le dîner. Allons jouer au billard.
( // sort. )
PASTOUREAU
Oui, au billard.
MARIANNE
Il me regarde plus que mademoiselle ; c'est flatteur. {Elle soî't en emportant une partie du déjeuner ^^
JOSEPH
J'ai fort mauvaise opinion de cet homme-là; il mange fort, il boit sec, il parle la bouche pleine, et il lorgne ma femme.
(// sort en emportant le reste du déjeunera)
i86 LES DEUX PHILIBERT.