‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 155 sur 433 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

PHILIBERT CADET, Madame DERVIGNY, DUPARC.

madame DERVIGNY.

Ah! monsieur Philibert, voilà un trait!....

Madame, vous concevez... Nous autres jeunes gens.

le cœur n'y est pour rien.... Ce sont de ces distractions.... à la campagne.... [J part.) Je sens que je m'embrouille. {Haut.) Faut-il m'en vouloir pour une plaisanterie ?

DUP ARC

Est-ce aussi une plaisanterie que votre conduite avec monsieur Derlac ?

PHILIBERT CADET

Derlac! le gros commissaire des guerres?

DUPARC

Il vient de me la raconter.

PHILIBERT CADET

Il est ici ! [J[ part.) Encore un malheur ; je ne puis aller nulle part sans trouver un créancier. {Haut.) Eh bien ! Derlac ! je serai enchanté de le voir : c'est mon ami ; je l'ai connu quand j'étais dans les vivres. Est-ce qu'il vous aurait dit du mal de moi? C'est singulier. Ah ! je vois ce que c'est. Tenez , il faut vous méfier de lui. Voici le fait. Il m'ep veut parce qu'entre nous, sa petite femme est fort jolie, et ma foi....

DUPARC

Eh ! mais , l'excuse est encore pire que la chose.

PHILIBERT CADET

Eh ! non , parce que ses soupçons n'avaient pas le sens commun ; il y avait encore plus de jalousie de la part du mari , que de coquetterie de la part de la femme.

3IADAME DERVIGNY.

Madame Derlac est une femme respectable.

PHILIBERT CADET

Aussi, loin de contester ses vertus, je veux que le diable m'emporte....

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