ACTE III, SCENE X
PHILIBERT aîné.
Mes vues sont pures, légitimes; je ne demande quh parler à monsieur Duparc, à madame Dervigny. Tenez, prenez ceci. (// /ui donne de r argent.) Si vous me refusez, je suis bien à plaindre : prenez, prenez encore.
JOSEPH
Monsieur, vous me touchez, vous m'attendrissez.
Oh! par ma foi, je ne saurais lui tenir rigueur plus long-temps. Ecoutez, si nous vous annonçons, on nous grondera, et on ne voudra pas vous voir. On est sorti de table; les uns vont faire de la musique, les autres vont se promener. Je vais tâcher d'attirer monsieur et madame de ce côté.
( Elle sorL )
JOSEPH
Oii vas-tu donc, ma fenmie? Un momciil.
COMTOIS, retenant Joseph .
Si, pour faire connaissance, vous vouliez acccplci de vous rafraîchir à cette maison que voilà.
( // indique le cabaret a côté du cq/e. )
JOSEPH
Monsieur {^A part.^ Le maître me donne pour
boire , le valet me paie à boire ; ce sont d'honnêtes gens.
c o ai T o I s , a Philibert aîné.
Vivat ! les valets sont pour nous.
PHILIBERT aîné.
C'est quelque chose.
23o LES DEUX PHILIBERT.
COMTOIS
C'est beaucoup ; je m'y connais.
( Comtois et Joseph entrent au cabaret en sejaisaut de grandes politesses. Comtois force Joseph a entrer le pr-emier. )
PHILIBERT aîné, seul.
Allons, voilà mes affaires en assez bon train.
( On entend Philibert cadet dans le billard. )
PHILIBERT CADET
J'ai touché, monsieur; je suis sûr que j'ai touché.