ACTE III, SCÈNE XI. 23i
D u p A R c , entrnnt en scène.
Eh ! que m'importe que mademoiselle Marianne le trouve à son gré? Je ne veux plus recevoir d'inconnus à la campagne. A-t-il à me parler d'affaires ? qu il vienne à Paris.
MADAME DERVIGNY
Eh bien! Marianne , .oii est-il ce monsieur qui ne nous demande qu'un moment d'entretien ?
MARIANNE
Le voilà, madame.
MADAiME DERVIGNY.
Voyons, monsieur, que nous voulez-vous? Que prétendez-vous ? Qui êtes-vous ?
PHILIBERT aîné.
Madame, je suis.... je viens.... pardon; mais je me
sens tellement déconcerté Faut-il qu'une méprise
que je ne pouvais prévoir, ni empêcher, ait changé les dispositions favorables que vous et monsieur aviez témoignées à mon ami Clairville !
DUPARC
Vous êtes l'ami de monsieur Clairville? et moi aussi, je l'aime de tout mon cœur ; mais je vous avoue qu après ce qui s'est passé, ses recommandations ne sont pas d'un grand poids auprès de nous.
PHILIBERT aîné.
Je conçois et j'approuve votre défiance. Aussi, n'estce qu'en tremblant que j'ose vous parler; mais, monsieur, si je ne possède pas toutes les vertus, toutes les qualités dont il a plu à son amitié de me gratifier , croyez au moins à tout ce qu'il a pu vous dire de mon estime pour vous , de mon respect pour madame , de mon amour pour mademoiselle votre fille.
MADAME DERVIGNY
Qu'est-ce à dire ? Vous aimez ma petite-fille ?
PHir.IEERT AÎNÉ.
Oui, madame, oui, monsieur; content de la voir, de l'admirer, n'osant vous parler, n'osant concevoir encore aucune espérance , depuis un mois , je vous ai suivies par-tout.
MARIANNE
Serait-ce notre jeune homme? Je cours chercher mademoiselle ?
{^Elle sort.)
MADAME DERVIGNY
Eh ! maisqu' a-t-elle donc ?
Est-elle folle ?