‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 202 sur 433 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Le CAPITAINE, CHARLES, ROSE, VICTORINE.

ROSE, accoujxuit.

Par ici, par ici, Victorine. Quand je te disais qu'il était arrivé un voyageur, un étranger, un militaire... {Se trouvant en présence de Charles.^ Ali ! VICTORINE, arrivant lentement.

Eh bien! pourquoi cette surprise? c'est monsieur Charles, le neveu de mon tuteur.

ROSE

Oui , c'est vrai ; monsieur Charles.

CHARLES

Il est bien flatteur pour moi , mademoiselle , que vous daigniez me reconnaître.

ROSE

Eh! mais, monsieur, comment ne me souviendrais-

i6-2 LE CAPITAINE BELRONDE.

je pas du neveu de monsieur de Belronde? ma mère ne cesse de me recommander d'avoir pour monsieur votre oncle respect, égards, affection; et je me sens tout naturellement portée à lui obéir. J'aime et j'estime monsieur le capitaine de tout mon cœur. LE CAPITAINE, à Charles.

Tu l'entends, elle m'aime, elle m'estime. ROSE, a Charles.

Et puis vous m'avez tant fait rire en dansant avec moi. [A Victorine^ Il se moquait de tout le monde , sur-tout des vieilles filles , qui enrageaient de ce qu'on ne les priait plus de danser; et puis tout d'un coup, il m'a presque fait pleurer en me parlant des bontés, des vertus , des excellentes qualités de son oncle. Allez , allez , monsieur le capitaine , votre neveu vous aime bien.

LE CAPITAINE

Je te sais bon gré de lui avoir fait mon éloge. {Offrant ses bouquets a Rose et à Victorine^ Mesdemoiselles....

ROSE

Je vous remercie, monsieur le capitaine.

VICTORINE

Mon cher tuteur , que je suis touchée de vos attentions !

LE CAPITAINE, (i Charles.

Tu vois; malgré sa froideur, Victorine est touchée. Si j'étais un fat, ne pourrais-je pas croire....

Ah! voici madame de Montclair.

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