ACTE I, SCENE X
u u ï 1 L L E u L , ait petit garçon qui a porté ses paquets.
En ce cas-là , petit , va porter mes paquets au château.
OLIVIER, a Vautre petit garçon.
Portez aussi les miens, mon ami.
( Les petits garçons sortent?)
OUTILLE UL.
Comme je vous l'ai dit, je faisais un voyage de pur agrément ; je commençais à le trouver fort désagréable ; mais à présent je ne jure plus et je suis tenté de me réjouir de mon quiproquo.
C'est, en effet, un homme d'une humeur joyeuse.
MADAME DE MOIVTCLAIR.
Ah! quand vous aurez causé avec lui, vous regretterez, comme moi, qu'il ne puisse prolonger son séjour. Vous voulez faire de votre château le rendez-vous de tous les plaisirs.... Monsieur Dutilleul peut vous y aider merveilleusement.
DUTILLEUL
Oui, j'aime la joie, les fêtes....
CHARLES
Mais monsieur pourra revenir?
DUTILLEUL
Si ma société convient à monsieur le capitaine !
CHARLES
Il nous amènera sa femme.
DUTILLEUL
Elle est , comme moi , vive et gaie^
CHAR LE s.
En attendant, c'est de la musique qui vous vient de
28o LE CAPITAINE BELRONDE.
Paris, mon oncle; ce soir même nous pouvons l'essayer.
DUTILLEUL
Je joue fie la basse.
Moi du violon.
LE CAPITAI]VE.
Ces dames, du piano, de la harpe. Et vous, monsieur Olivier ?
OLIVIER
Moi, je ne sais pas une note de musique, mais j'écouterai , j'applaudirai avec vous , monsieur le capitaine.
DUTILLEUL
A mon second voyage , vous aimez la chasse , je connais le pays, et je vous indiquerai les bons endroits. Ces dames nous suivront en calèche ; le soir , nous pourrons jouer des proverbes, la comédie. Je suis fou de la comédie, moi.
CHARLES
Je jouerai les valets.
DUTILLEUL
Moi, les financiers.
OLIVIER
Moi , les amants.
LE CAPITAINE, à part.
Oui , les niais.
DUTILLEUL
Ces dames , les ingénuités , les soubrettes , les coquettes.
Moi, je serai le souffleur. Ma foi, messieurs, votre