SCÈNE IV
Le CAPITAINE, Madame DARMAINVILLE , CHARLES, Madame de MONTCLAIR.
MADAME DE MONTCLAIR, entrant.
Ah ! comme c'est joli !
LE CAPITAINE
C'est le premier mot qui échappe à tout le monde.
MADAME DE MONTCLAIR, regardant le pavillon.
Eh! mais, capitaine, c'est le temple des arts. (^Examinant les tableaux. ) Sujets bien composés , bien exécutés.
LE CAPITAINE
C'est moi qui les ai tous indiqués à mon peintre. Tome Vil. I q
290 LE CAPITAINE BELRONDE.
MADAME DE MONTCDAiR , s'appî'ockant de la harpe. Ils ne sont pas très-neufs, mais ils sont bien choisis.
CHARLES
Des suffrages éclairés comme les vôtres sont bien faits pour plaire à mon oncle.
MADAME DARMAINVILLE, Cl part.
Comme il la flatte!
MADAME DE MONTCLAiR , prèludaiit siir Ut harpe.
Une harpe excellente !
LE CAPITAINE
Entends-tu ? Quels accords î quels préludes ! [Bas a Charles.) C'en est fait, je me décide pour la veuve. Tâche de lui parler en ma faveur.
CHARLES, bas a son oncle.
Emmenez madame Darmainville.
LE CAPITAINE
Laisse-moi faire.
En vérité, capitaine, votre château devient un palais enchanté. Il me rappelle les jardins d'Armide , ceux d'Alcine.
LE CAPITAINE
Oui , mes jardins ne sont pas mal. Mon boulingrin , ma grotte , mon labyrinthe ! Vous ne connaissez pas mon labyrinthe madame Darmainville. J'y projetife de grands changements; venez le voir... [Bas a Charles.) Je vais l'égarer dans le labyrinthe.
Madame ne vient pas avec nous ?
MADAME DE MONTCLAIR, s' aSSejant.
Je me sens un peu lasse.
LE CAPITAINE
Restez avec mon neveu. [A madame Darmainville^