SCÈNE V
CHARLES, Madame de MONTCLAIR.
CHARLES
Je suis bien aise que mon oncle et madame Darmainville nous laissent.
madame de montclair, se levant.
Moi-même je me félicite de rester avec vous.
CHARLES
Auriez-vous à me parler ?
Oui.... C'est-à-dire, ce n'est pas à vous précisément.
A qui donc?
Votre oncle est un bien galant lionnne, monsieur Charles.
CHARLES
Qui le sait mieux que moi, madame? [A part.) Oh! oh ! elle commence l'entretien comme je le désire.
Que de services il m'a déjà rendus !
'nyj LE CAPITAINE BEERONDE.
Il lait son bonheur d'obliger.
Je le regarde comme mon meilleur ami.
CHARLES
Il a pour vous le plus sincère attachement. [^ part.) Est-ce qu'elle l'aimerait?
Eli bien! monsieur Charles, il faut absolument que j'aie avec lui une conversation très-sérieuse.
CHARLES
Eh bien! madame, je suis précisément chargé paimon oncle de vous prier de lui accorder un entretien particulier. [^ part.) Mon oncle serait très -heureux avec cette femme-là-
Un entretien particulier ?
CHARLES
Oui madame; mais je m'étonne que vous jugiez mon entremise nécessaire pour vous adresser à mon oncle.
En effet; mais ce que j'ai à lui dire est si délicat!....
IMe trouvant seule avec vous, n'est-il pas naturel Il
y a mieux; vous m'avez inspiré aussi beaucoup de confiance, et je méditais de vous faire ma confidence, pour que vous la fissiez à votre oncle.
CHARLES
Madame, me voilà prêt à la recevoir.
Apprenez donc Mais non, puisque monsieur de
Eelronde a tant d'amitié pour moi, je m'encourage, je l'attends, et bientôt, j'espère, il vous instruira luimême de ce que je lui aurai dit.
A.GTE 11, SCÈNE VI. 293
CHARLES
A la bonne heure, il va revenir, il me Ta promis.
Et.... savez-vous ce qu'il me veut?
Oui , madame.
Qu'est-ce ?
CHARLES
Apprenez donc... Mais non, puisque vous avez tant d'amitié pour mon oncle, je veux lui laisser la satisfaction de vous expliquer lui-même.... Et tenez, le voici.
MADAME DE MONTCLAIR, Cl part .
Le capitaine est un honnête homme, un véritable ami, et je peux tout lui dire.