‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 251 sur 433 · Tome VII · texte numérisé non relu

Tome VII

322 LE CAPITAINE BELRÔINDE.

de réflexion, ni d'amour. Elle est jolie; soit, mais un peu d'esprit ne gâterait rien.

Tais-toi; je ne te demande pas d'en dire du bien comme si toi-même en étais amoureux ; mais du moins n'en dis pas de mal. Comment cette pauvre petite at-elle mérité ta haine?

CHARLES

Moi! mon oncle, je ne la hais pas; je la vois telle qu'elle est. Prenez -y garde, ces jeunes personnes si naïves , si crédules , ne sont pas exemptes de coquetterie ; ce qui est d'autant plus dangereux , que leur simplicité les laisse sans défense contre les séductions... Pvelisez votre Molière.

LE CAPITAINE

Allons , tu la trouves coquette à présent ; il est affreux de calomnier ainsi l'innocence, la candeur....

CHARLES

Vous persistez; eh! bien, mon oncle, je suis prêt à vous servir, s'il s'agit de vous faire épouser une des deux autres; mais, pour celle-là, ne comptez pas sur moi.

LE CAPITAINE

Mais, je n'ai pas besoin de toi; mais je me suffirais bien à moi-même; mais j'ai d'autres amis qui travaillent en ce moment pour moi.

CHARLES

D'autres amis ! Qui donc ?

LE CAPITAINE

Qui! que t'importe? pennets-moi seulement de te donner un bon conseil ; tâche de le rendre agréable à Rose ; car avant peu , que cela te plaise ou non , il faudra que tu la respectes comme ta tante.

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