ACTE II, SCENE I
jaser les valets. Ce sont des imbécilles, qui n'ont pu me dire ni l'âge, ni la fortune, ni le caractère de leur maître. Je me suis impatienté ; j'ai voulu laisser au moins mon nom : on a eu toutes les peines du monde à me trouver une plume et de l'encre. Il paraît qu'on n'écrit pas beaucoup dans cette maison. ( A madame Léonard.^ Or çà, je puis aller chez votre notaire pour ce domaine dont j'ai fait l'acquisition.
MADAME LÉONARD
Vous ne le trouverez pas. Il vient de partir pour un inventaire. Il ne rentrera que ce soir. C'est ce que m'a dit ce monsieur Raymond que vous avez vu ici à votre arrivée, et qui sortait de chez lui.
DORICOUR.
Allons, il me faut remettre toutes mes affaires.
MADAME LÉONARD
Ce monsieur Raymond est un jeune homme bien intéressant.
DORICOUR.
C'est possible.
MADAME LÉONARD
On parle avec beaucoup d'estime de sa mère et de toute sa famille.
DORICOUR.
J'en suis bien aise.
MADAME LÉONARD
Il est jeune, il est riche, et... je ne sais pourquoi... en causant avec lui, je lui trouvais quelque ressemblance avec le portrait charmant que le premier voyageur qui nous a parlé nous a fait du bon monsieur de
Oui? mais il se nomme Raymond.
/,G M. DE nOULANVILLE.
MADAME LÉONARD
C'est-à-dire que pour vous plaire, il faut se nommer monsieur de Boulanville.
DOIUCOUR.
Précisément.