‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 290 sur 433 · PAGES · texte numérisé non relu

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BERINGHEN

Messieurs, le roi revient de la chasse.

[lise fait un mouvement parmi tous les courtisans .

d'erlaxge.

Le roi, messieurs, rangez-vous.

D A rs G E L.

Oui , sans doute , messieurs. [A d'Erlange.) Ne vous placez donc pas devant moi.

(On entend battre aux cluzmps; le roi entre, précédé et suivi de ses officiers et de ses pages.^

LE ROI

Ventre-saint-gris! j'ai fait une bonne chasse. Je ne me suis jamais si bien porté. Docteur , j'ai envie de vous donner votre congé; j'ai monté à cheval sans aide

ni montoir. Mes oiseaux ont si bien volé, et mes lévriers ont si bien couru, qu'ils m'ont rapporté force perdreaux et trois grands levrauts. On a retrouvé le meilleur de mes autours, que je croyais perdu; et, ce qu'il y a de mieux, c'est que les affaires de mon royaume vont à merveille. On m'écrit de Provence que les brouilleries de Marseille sont entièrement terminées. Voilà un beau jour pour moi. Qu'on porte de mon gibier à la reine. Attendez : il vient de me souvenir d'un homme avec qui je ne suis pas toujours d'accord , principalement quand il est question de ce qu'il appelle des babioles et des bagatelles. Envoyez-le chercher, et qu'on lui mène plutôt un de mes carosses , ou bien le votre. Je crois que vous devinez celui dont je veux parler.

BERINGHEN

Monsieur le duc de Sully , sire.

(// sort.) i

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