‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 295 sur 433 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

discours et leurs actions sur ce qu'ils devinent ou croient deviner se passer en moi , mon plus beau trésor c'est ton amitié. Je continue ma lecture.

{Le roi continue de lire debout.)

d'erlange.

Nous sommes ici dans une position très-délicate.

Très-délicate. Il faudrait parler au roi.

d'erlange.

Oui, mais je n'ose...

D ANGEL

Ni moi. Docteur, ce serait à vous...

DU LAURENS

A moi?

Vous pourriez risquer un mot.

DU LAURENS, SOUricVlt.

Vous le voulez; j'y consens. [S' approchant du 7'oi. 1 Sire.

LE ROI

Qu'est-ce ?

DU LAURENS

Tous vos fidèles serviteurs sont alarmés.

LE ROI

De quoi ?

DU LAURENS

De l'ordre donné par votre majesté.

LE ROI

Quel ordre?

DU LAURENS

De placer des sentinelles dans la galerie.

Moi ! je n'ai point ordonné cela.

d'erlange.

Mais vous avez défendu qu'on sortît.

LE ROI

Point du tout.

BERINGHEN

Mais votre majesté m'a dit de faire fermer les portes.

LE ROI

Ah ! oui , parce que j'avais cliassé avec grand chaud et grand plaisir , et que j'ai craint de prendre du froid.

DANGEL.

Ah!

LE ROI

Qu'avez-vous donc pensé?

DANGEL.

Ah! rien, sire... mais l'attachement que nous avons pour votre personne...

■ d'erlange.

A pu nous inspirer des inquiétudes...

LE roi.

Pour le coup , j'étais à cent lieues d'imaginer... Estce que vous n'avez pas trouvé qu'il faisait froid lout-àl'heure ?

DANGEL, boutonnant son pourpoint.

Oui , froid.

d'erlange.

Très-froid.

Mais, depuis un instant, le temps s'est réchauffé.

DANGEL, déboutonnant son pourpoint.

En effet, voilà le soleil, il fait chaud.

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