‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 307 sur 433 · SCÈNE XXII · texte numérisé non relu

SCÈNE XXII

coup, parce que le roi le distingue, sa tête part, se monte et l'entraîne à un excès d'orgueil... Cela ne vous donne-t-il pas une bien mince idée de son caractère , de son esprit , de son cœur ?

DU LAURENS

Voulez-vous que je vous dise ce que je pense? Depuis sa faveur, il vous aime moins; vous l'aimez plus; et, quant à ce qui se passe en vous, mon cher monsieur d'Erlange, je n'ose pas trop le dire tout haut; mais n'y entre-t-il pas un peu d'envie ?

d'iiRLANGE.

Moi ! de l'envie !

MADAME DE CASTENET.

Moi ! je l'aimerais !

DU LAUllENS.

Ecoutez ; quoiqu'il ait aussi un pvn moins d'amitié pour moi, je ne lui en suis pas moins attaciié. il nous reviendra.

d'erlajvge.

C'est ce que nous n'attendrons pas. Allons, ma nièce, le roi approuve votre mariage avec le marquis de Maignan, vous y consentez,...

MADAME DE CASTENET.

Non, mon oncle; votre marquis de Maignan m'est insupportable ; tous les hommes me sont odieux , et je ne veux pas me marier.

d'erlawge.

Comment ! tu ne veux pas te marier ? Mais songez donc, ma nièce, que votre mariage est nécessaire à l'avancement de votre famille.

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