SCÈNE III
VILLENEUVE, SAINT - GERMAEVf , MILCOUR, LEBRUN, DERVIÈRE.
DERviÈRE, (Vun ton tres-arrogant.
Comment? il n'y est pas! Mais je suis Dervière, autrefois attaché à l'état-major de monsieur le maréchal de Villeroi. Hier, en rentrant chez lui, Vanglas a dû donner des ordres pour que je fusse reçu, toujours reçu.
LEBRUN, et Dervière.
J'en suis désolé, monsieur, mais je n'ai pas d'ordres.
SAINT-GERMAIN, à MUcoiir et a Derviere.
Vous voyez ? Monsieur le valet - de - chambre dit comme moi.
LEBRUN
Qu'est-ce , Saint-Germain ?
SAINT-GERMAIN
Ces messieurs qui se prétendent les amis de monsieur, qui disent que monsieur leur a donné parole, comme si monsieur n'était pas accoutumé à donner par jour vingt paroles de la sorte, qu'il lui est impossible de tenir.
LEBRUN
Monsieur Saint- Germain, n'apprendrez -vous donc jamais à mettre un peu plus de politesse et d'égards dans vos discours ? Ces messieurs diraient-ils qu'ils sont les amis de monsieur, s'ils ne l'étaient réellement? Monsieur est incapable de promettre une chose qu'il ne voudrait pas tenir ; mais ces messieurs doivent sentir que je ne peux rien prendre sur moi. Monsieur est en grande conférence avec monsieur le duc de Cresny ; et comme probablement il m'aura donné aujourd'hui les noms de ces messieurs, revenez demain ou après-demain.... {^A Saint-Germain.^ Voilà comme on parle.
VILLENEUVE
Le temps me presse, écrivons.
(// s'assied et écrit.) DERViÈRE, à Milcour.
Que dites-vous du procédé, Milcour? Il nous invite à venir tout exprès pour nous faire mettre à la porte par ses valets; et ces drôles-là sont d'une impertinence! (^D'iin ton tres-poli a Lebrun.) J'ai l'honneur de vous assurer , monsieur , que monsieur de Vanglas a eu la bonté de nous encourager lui-même....