‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 358 sur 433 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

VANGLAS, MA.DAME VANGLAS.

VAN GLAS

Félicitez - moi , madame; je craignais que son éminence n'eût quelques préventions fâcheuses contre moi ; mais voilà un billet, une invitation; je n'ai jamais été plus avant dans ses bonnes grâces !

MADAME VANGLAS, 611 SOUHant.

Je vous en félicite de tout mon cœnr! Ce matin vous m'aviez alarmée; il semblait, à vous entendre, que nous n'avions plus qu'à nous retirer. C'eût été affreux : je serais très à plaindre s'il me fallait changer la vie que nous menons à Paris. De la fortune, de la considération, de belles places, cela me rend heureuse, et le bonheur me sied si bien ! Oui , j'avoue ingénument que les bals, les spectacles, les assemblées, la toilette, oh! la toillette sur-tout, ont pour moi un attrait qui ne finira pas encore de sitôt. Cela viendra; quand je serai mère de famille, peut-être serai-je plus raisonnable.

VANGLAS.

Eh bien ! voyez le bel avenir qui s'ouvre devant nous. Jusqu'ici , c'eût été une folie de ne point borner notre ambition ; mais aujourd'hui , avec l'appui du ministre et le besoin réel qu'il a de moi , qui peut pré-

Page 1