‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 362 sur 433 · ACTE II, SCÈNE XII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XII

MILCOUR.

Ne faites pas attention , je vous en prie.

DERVIÈRE.

Encouragé par votre offre amicale d'hier soir, je m'empresse de venir vous présenter mes hommages.

MILCOUR.

C'est comme moi.

VANGLAS.

Vous me rendez justice en croyant que je serai toujours sensible au plaisir de vous voir.

DERVIÈRE.

Je vous admire ; occupé de si grands intérêts , trouver le moment de donner audience à des amis !

MILCOUR.

Nous vous dérangeons ? Le temps vous est si cher ! VANGLAS, étant la mie de son petit pain , et s' amusant a la jeter dans la volière.

Je vous l'ai dit, j'y suis toujours pour vous.... Savezvous qu'hier le souper de monsieur Montgravier était très-bien ordonné?

DERVIÈRE.

Reunion bien précieuse pour nous.

MILCOUR.

Oui , par votre présence. J'en ai rêvé toute la nuit. (// tire timidement un placet de sa poche.) VANGLAS, toujours s'amusaut a jeter du pain dans la volière.

Eh bien ? messieurs , que dit-on de nouveau ce matin ?

MILCOUR.

Mais c'est à vous qu'on peut demander.,..

VANGLAS, se levant.

Moi, je ne sais rien Eh! Lebrun?.... Vous per-

46o LES ANCIENS AMIS.

mettez que je m'habille; j'en use sans façon.

{Saint- Germain apporte l'habit de Fanglas.^ DERViÈRE, a Milcour.

Voilà une jolie manière de recevoir des amis.

MILCOUR, a Derrière.

C'est un peu cavalier,

Parlez, parlez toujours.

MILCOUR, s' approchant de la volière.

Oh ! les jolis petits serins.

VAN GLAS

Prenez donc garde; vous les effarouchez.

]\ii L c o u R , s' éloignant.

Ah ! mon Dieu ! j'effarouche les serins.

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