ACTE IV, SCÈNE IX. 5ij
VILLENEUNE.
Oui, une affaire imprévue.... [En montrant Frajicœur.) Voilà ce que son bon et vieux domestique vient de nous annoncer.
F RANCOEUR
C'est vrai!
VILLENEUVE
Oh! le voyage ne sera pas long, n'est-ce pas. Vanglas?
VAN GLAS
Je l'espère.
VILLENEUVE
Et comme la société de mademoiselle a paru vous plaire , monsieur de Vanglas proposait à monsieur Montgravier de laisser mademoiselle chez vous pendant l'absence de son père.
MADAME VANGLAS.
En vérité!
VILLENEUVE
Cet arrangement vous déplairait-il , madame ?
MADAME VANGLAS.
Me déplaire ? Il m'enchante au contraire !
CLÉMENCE
Ah ! madame !
FRANC OEUR.
Et si madame le permet, je resterai aussi pour servir ma jeune maîtresse.
MADAME VANGLAS,
Bien volontiers , mon brave homme. Je vais faire [préparer votre appartement. Eh! mais, qu'est-ce? Vous étiez si gaie tout-à-l'heure ? Vous voilà triste , abattue. Pourquoi ce changement ? Seriez- vous fâchée de loger chez moi ?
5i2 LES ANCIENS AMIS.
CLÉMENCE
Oh! non, madame.
Le chagrin d'être séparée de son père....
MADAME VANGLAS.
Eh bien ! votre père ? vous le reverrez bientôt ; monsieur de Vanglas vient de vous le dire. Songez que vous êtes chez ses amis.
CLÉMENCE
Oh! oui, de bons et de véritables amis.
MADAME VANGLAS.
Que VOUS êtes venue à Paris pour vous amuser, vous divertir ?
CLÉMENCE
Oui , pour me divertir.
MADAME VANGLAS.
Venez, venez, ma chère enfant. ÇBas.) La fête va commencer. (^Haut.) Ah! monsieur de Vanglas, c'est une charmante idée qui vous est venue , et je vous en remercie de tout mon cœur. Envoyez-moi bien vite monsieur Durand.
(jÉ'/Ze sorl avec Clémence.^
VILLENEUVE
Les voilà parties.
VANGLAS.
Silence; voici Durand.