‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 414 sur 433 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

VANGLAS, DURAND, L'HUISSIER.

l'huissier.

Une lettre de son excellence. Monseigneur était dans des transports de joie en l'écrivant , en me la donnant , et il m'a bien recommandé de vous dire qu'il vous attendait sur-le-champ.

I) u R A IV D.

Je cours fliire mettre les chevaux.

VANGLAS, tout 811 parcowcLiit Ici lettre. Allons, il est enchanté du travail que je lui ai envoyé; il m'en remercie. {En souriant cwec amertume^ A la bonne heure... Il me promet de ne pas mettre de bornes à sa reconnaissance. Ah ! sans doute , c'est un assez grand sacrifice que je lui fais et qui mérite bien de sa part.... (^Lisant.) « Le système de Law touche « à sa fin. Notre Ecossais se noie de jour en jour. « Nous avons besoin plus que jamais d'hommes à tact lents, d'hommes à ressources; et vous avez rendu

« trop de services à l'état pour que je ne vous réserve « pas une bonne part dans sa succession, c'est-à-dire « dans le nouvel arrangement des finances. » ( Trl'sjojeux. ) Eh! mais, il ne s'est jamais expliqué si positivement. (^ l'huissier.^ Dites à son excellence que je suis chez elle dans un instant. ( L'huissier sort. ) Au fait , quel danger court Saint-Phar étant bien renfermé chez moi ? Le ministre est content et me récompense ; j'avais tort de m'alarmer : mes amis ignoreront c[ue j'ai fait le rapport; Dubois ignorera que j'ai donné asyle à l'homme qu'il persécute. Partons, allons recevoir les remerciements du ministre, revenons ensuite encourager Saint-Phar et jouir paisiblement des plaisirs de la fête. Ciel! Villeneuve!...

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