‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 418 sur 433 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

VILLENEUVE, DERVIÈRE.

DERVIÈRE.

Bon! voilà Villeneuve; tâchons de le faire parler. ( S^ approchant de Villeneuve. ) Eh bien ! mon cher Villeneuve ?

VILLENEUVE, sortaut de sa rêverie.

Qu'est-ce ?

DERVIÈRE.

Ce pauvre Saint-Phar!

VILLENEUVE

Plaît-il ? Que dites-vous de Saint-Phar ?

DERVIÈRE.

Eh! mon Dieu! je sais tout; j'ai des intelligences

par-tout, moi. 11 y a, dit-on, un rapport foudroyant contre Saint-Phar. Il a bien fait de se cacher. Oh! il a un bon appui dans Vanglas. Cependant, s'il fallait en croire quelques méchants.... Ce qu'il y a de certain, c'est que , dans la soirée , il y a eu plusieurs messages du ministre chez Vanglas, et l'habitude que le ministre a de se servir de lui dans ces sortes de circonstances....

VILLENEUVE, à part.

Quel soupçon! grand Dieu! Et il me quitte pour aller chez le ministre !

DERVIÈRE.

Chez le ministre ? Qui ? Vanglas !

VILLENEUVE

Courons chez le duc de Saint-Simon; son hôtel est à deux pas.

DERVIÈRE.

Dites-moi....

VILLENEUVE

Sans adieu , Dervière.

(// sort.)

DERVIÈRE, seul.

Eh bien donc! il me laisse! Il est convaincu, comme moi , que Vanglas agit contre Saint-Phar. Cet hommelà brave et sacrifie tous ses amis.

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