‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 433 sur 433 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

VANGLAS, Madame VANGLAS, DÉSORMEAUX, Madame DESORMEAUX.

{Madame Vanglas s'est assise; Vanglas est debout, pensif, une main appuyée sur le dos d'un fauteuil, de Vautre côté du théâtre. Monsieur et madame Désormeaux sont dans le fond , an milieu.)

VANGLAS.

Aller chez Saint -Phar! sa vue serait pour mol un perpétuel reproche.

INI A U \ M E V A N G L A s.

Et Clémence pourra-t-elle oublier que mou mari a trahi son père?

VANGLAS.

Nous voilà donc déchus!

MADAME VANGLAS.

Délaissés.

VANGLAS.

Exilés.

MADAME VANGLAS.

OÙ aller?

544 LES Aîs^CIElSS AMIS.

MONSIEUR ET MAD.\3IE DÉSORMEAUX , s'avanCUnt.

Chez nous.

MADAME DÉSORMEAUX

Loin d'être un reproche , notre vue sera pour vous un continuel sujet de jojissance.

DÉSORMEAUX

Nous ne savons pas , nous ne voulons pas savoir si vous avez eu des torts envers les autres; mais nous savons et nous n'oublierons jamais que vous vous êtes bien conduit envers nous.

MADAME DÉSORMEAUX

Grâce à vous , il a un bel état.

DÉSORMEAUX

Grâce à vous , je suis le mari de Cécile.

MADAME DÉSORMEAUX

Vous ne trouverez chez nous ni vos brillants plaisirs , ni vos cruels tourments....

DÉSORMEAUX

Mais le calme.

Madame désormeaux.

L'amitié.

DÉSORMEAUX

La reconnaissance.

MADAME DÉSORMEAUX

Oui , la reconnaissance.

MADAME VANGLAS.

Ah! monsieur de Vanglas, il faut accepter.

Mes bons, mes chers amis, oui, c'est près de vous que je veux vivre. jMon cher Désormeaux, ne m'appelez plus votre bienfaiteur, c'est vous qui êtes le mien.

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