SCÈNE XVIII
VANGLAS, Madame VANGLAS, DÉSORMEAUX, Madame DESORMEAUX.
{Madame Vanglas s'est assise; Vanglas est debout, pensif, une main appuyée sur le dos d'un fauteuil, de Vautre côté du théâtre. Monsieur et madame Désormeaux sont dans le fond , an milieu.)
VANGLAS.
Aller chez Saint -Phar! sa vue serait pour mol un perpétuel reproche.
INI A U \ M E V A N G L A s.
Et Clémence pourra-t-elle oublier que mou mari a trahi son père?
VANGLAS.
Nous voilà donc déchus!
MADAME VANGLAS.
Délaissés.
VANGLAS.
Exilés.
MADAME VANGLAS.
OÙ aller?
544 LES Aîs^CIElSS AMIS.
MONSIEUR ET MAD.\3IE DÉSORMEAUX , s'avanCUnt.
Chez nous.
MADAME DÉSORMEAUX
Loin d'être un reproche , notre vue sera pour vous un continuel sujet de jojissance.
DÉSORMEAUX
Nous ne savons pas , nous ne voulons pas savoir si vous avez eu des torts envers les autres; mais nous savons et nous n'oublierons jamais que vous vous êtes bien conduit envers nous.
MADAME DÉSORMEAUX
Grâce à vous , il a un bel état.
DÉSORMEAUX
Grâce à vous , je suis le mari de Cécile.
MADAME DÉSORMEAUX
Vous ne trouverez chez nous ni vos brillants plaisirs , ni vos cruels tourments....
DÉSORMEAUX
Mais le calme.
Madame désormeaux.
L'amitié.
DÉSORMEAUX
La reconnaissance.
MADAME DÉSORMEAUX
Oui , la reconnaissance.
MADAME VANGLAS.
Ah! monsieur de Vanglas, il faut accepter.
Mes bons, mes chers amis, oui, c'est près de vous que je veux vivre. jMon cher Désormeaux, ne m'appelez plus votre bienfaiteur, c'est vous qui êtes le mien.