‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 70 sur 433 · ACTE III, SCENE IX · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE IX

se tllstingiier, à se pousser clans le monde, ait conçu pour elle une passion aussi vive que celle dont vous paraissez animé ; c'est ce que j'ai peine à comprendre.

RA YMOND.

Eh ! monsieur , n'a-t-elle pas toutes les vertus , tous les charmes, toutes les grâces?....

BOIIL ANVILLE.

Toutes les vertus , elle en a beaucoup; tous les

charmes...., il lui en reste encore certainement.

RAYMOND

Comment ? il lui en reste encore !

BOULANVILLE, Cl part.

Comme l'amour nous fascine les yeux! Et moi aussi, je lui ai trouvé des charmes.

RAYMOND

Eh! mais, monsieur, j'ai peur que nous ne nous entendions pas.

BOULANVILLE.

Vous croyez?.... Cela se peut. N'est-ce pas de madame de Verbois que vous voulez me parler?

RAYMOND

Madame de Verbois !

BOULANVILLE.

La femme que je vous cède. Elle en souffrira ; car elle m'aime ; elle m'aime prodigieusement , la pauvre femme !

RAYMOND

Je ne la connais pas.

BOULANVILLE.

Mais je n'en dois pas épouser d'autre.

Eh! quoi, monsieur, vous ignorez?....

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