‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 90 sur 433 · SCÈNE XXII · texte numérisé non relu

SCÈNE XXII

DORICOUR, HENRIETTE, LÉONARD, Madamf LÉONARD, RAYMOND, BERTRAND.

MADAME LÉONARD

Une lettre ! Qu'est-ce que cette lettre ?

BERTRAND

Encore quelque horreur, quelque nouveau tour de

ii8 M. DE BOULANVILLE.

sa façon. Cet homme-là me poursuivra jusqu'au tombeau. Vous permettez. ( // décachette la lettre. ) « Mon <T cher Bertrand,» {^S' interrompant.) — Ah! oui , je lui suis bien cher, en effet. {^Reprenant la lecture de la lettre.) «J'ai reconnu la justice de vos droits.» (5* Vwfcrrompant. ) Oh ! oh ! c'est un autre style que celui auquel je m'attendais. (^Reprenant sa lecture.) « N'ayant « signé qu'un compromis avec Duhoussaye, je peux « revenir sur mes pas ; je vous rends ma ferme , et je « vous prie de continuer à la faire valoir avec l'intelli- (c gence, la capacité et la probité que vous avez mon- « trées déjà dans l'exploitation. » ( lèpres avoir lu. ) Il me rend ma ferme , il reconnaît la justice de mes droits ; il avoue qu'il a eu tort. J'ai peut-être eu tort aussi , moi , de vous en dire tant de mal.

Allons, le voilà qui va en faire l'éloge.

BERTRAND

Certes ; je suis loin de démentir tout le bien que je vous ai dit du capitaine Raymond ; mais puisque monsieur de Boulanville reconnaît ses torts, c'est un soulagement pour moi de lui rendre mon estime.

DORICOUR.

Ah! ah!

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