‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 105 sur 391 · ACTE I, SCENE II. i3i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE II. i3i

DUPRÉ, reculant d'ètonnement.

C'est vous, monsieur Mercour!

MERCOUR.

As-tu fait ce que je t'ai recommandé?

DUPRÉ

Je me suis présenté ici , il y a huit jours , comme un domestique sans condition. On m'a pris sur ma bonne mine. Ils vous croient tous à Paris pour plus d'un mois, et personne ne soupçonne notre intelligence.... Mais le diable ne vous reconnaîtrait pas dans un tel équipage. Que venez-vous faire ici ?

MERCOUR.

Je ne sais encore. Mon rival arrive cette nuit. On va sacrifier Angélique. J'ai mille gages de son amour : ses lettres , son portrait qu'elle me donna au moment où sa cruelle tante m'interdit l'entrée de cette maison ; ma mère lui offre chez elle une retraite honorable : je puis compter sur toi, tu auras soin de tenir ma chaise prête toute la nuit; et si je trouve un moment....

DUPRÉ

Vous n'en trouverez poiiît.

fllERCOUR. ^

Si je pouvais au moins désabuser madame Bertrand sur ce Florvel qu'elle veut donner pour époux à sa nièce ; un fat qui se croit aimé de toutes les femmes , et dont tout le monde se moque. Un ami vient de me mander sa dernière équipée, qui est déjà connue de tout Paris. Monsieur s'imagine avoir tourné la tête à une Anglaise , mylady Splin : le mari le surprend , la nuit , dans la maison ; ils se battent , le pied manque à Florvel ; mylord croit l'avoir tué , et

DUPRÉ

Chut ! J'entends monsieur Duflos.

i32 LE CONTEUR.

MERCOUR.

Je vole au-devant de lui.

N'oubliez pas que vous n'avez qu'une jambe.

{Il sort.)

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