‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 139 sur 391 · ACTE II, SCÈNE XL i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XL i

feignez plus avec moi. Les gens qui vous poursuivent sont arrivés.

HIYLADY.

Arrivés! ah ! mon Dieu, je suis saisie extrêmement fort.

MADAME LE BLANC

Je n ai pu me dispenser de leur découvrir la vérité ; et ils sont allés chez le magistrat du lieu pour rendre plainte.

MYLADY

Chez le magistrat pour plainte ! ah ! si vous connaissez le pitié !

Eh ! mademoiselle , mettez-vous à votre aise , et parlez-moi bon français , puisque je sais tout.

MYLADY

Bonne franchais! je vous jure que moi inquépéble pour parler autrement ; mais je supplié vous , sauvez mon mari.

MADAME LE BLANC

Ne rougissez-vous pas de l'appeler votre mari?

MYLADY

Rougir moi, oh! je suis trop beaucoup passionnément attachée fort à lui ; mais je craigne tout.

MADAME LE BLANC

Vraiment, vous avez raison ; je ne voudrais pas qu'il m'arrivât ce qui peut lui arriver.

MYLADY

Il été innocente , je vous jure. Voici mon histoire fort véritablement. Nous étions logés dans l'hôtel de London.

MADAME LE BLANC

L'hôtel de London !

i(J6 LE CONTEUR.

MYLADY

Yès, ma chère, dans Paris. Un soir, arrivant dans mon maison, je trouvé dans lé chambre de moi lé monsieu de Florvel; une fat que je né connais que pour quelquefois seulement. Je suis surprise, je jette un cri ; mon mari est venu toute suite : ils se battent , il tué lé monsieu. Avait-il pu faire autrement ? je temande.

MADAME LE BLAIVC.

Quel conte en l'air me faites-vous là ; mademoiselle ? ah! que monsieur votre père s'abuse sur votre compte!

MYLADY

Monsieur mon père!

MADAME LE BLANC

Oui , mademoiselle : il est ici. Il ne pouvait se persuader que vous fussiez d'accord avec votre ravisseur. De grâce, rendez -vous âmes prières. Vous êtes bien jeune encore , et je ne désespère point de votre conversion. Renoncez à ce malheureux qui paraît avoir pris sur vous un si grand ascendant, et laissez-moi la satisfaction de vous réconcilier avec l'honnête homme de père que le ciel vous a donné.

MYLADY

Ma chère mistriss, je né avais jamais su parler lé franchais, mais je crois que dans ce moment, je né lé entend pas ; car moi , pas pouvoir comprendre un mot à tout ce que vous dites.

(^Elle s'assied. )

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