‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 2 sur 391 · Tome î · texte numérisé non relu

Tome î

C^ETTE comédie est la première qui me valut quelque apparence de succès. Je la trouve bien faible, et je tremble que le lecteur ne la trouve encore plus faible que je ne pense. Toutefois je ne peux résister à l'envie de la placer dans mon recueil , tant nous avons de prédilection pour nos premiers enfants !

Les méprises sont une source féconde de comique ; celles qui sont produites par une ressemblance entre deux personnages qu'on prend 1 un pour l'autre entraînent et forcent au rire, malgré linvraisemblance ; mais c'est un fonds bien épuisé au théâtre. Pour en tirer encore parti , je m'avisai de placer la ressemblance entre un oncle et un neveu. 11 en resuite que ma pièce est encore plus invraisemblable que celles où ce sont deux frères qui se ressemblent.

Il n'y a dans cette comédie aucune peinture de mœurs ; mais le dialogue offre, je crois, quelques traits de naturel et degaîté- et, si le lecteur consent à se faire illusion, à ne pas se dire, C'est impossible; il pourra rire, même après les autres Ménechmes, de quelques nouvelles situations qui se trouvent dans ma pièce. Je crois les devoir à 1 idée d avoir mis en scène deux personnages qui se ressemblent, dont l'un a de 1 autorité sur l'autre.

PERSONNAGES

M. DORSIGNY, colonel de cavalerie.

Madame DORSIGNY, sa femme.

SOPHIE, sa fille.

DORSIGNY, sou neveu, même unijbrme que son onde,

au premier et au second acte. Madame de MIRVILLE, sa nièce.

VALCOUR, ami de Dorsigny neveu.

LORMEUIL, prétendu de Sophie.

CHAMPAGNE, valet de Dorsigny neveu.

Premier garde.

Deuxième carde.

Un POSTILLON.

Un NOTAIRE.

Premier laquais.

Deuxième laquais.

Troisième laquais.

ta scène est à Paris.

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