ACTE I, SCENE IX. aSi
MARGUERITE
C'est un chirurgien peut-être , un médecin.
ROSE
C'est un savant , voilà ce qui paraît certain. ^MARGUERITE, remettant les instruments dans Vètui. Remarquons bien la place où chaque chose est prise.
( Déroulant le dessin. ) Un papier ! un dessin ! C'est une vieille église ;j Tiens.
ROSE
C'est un château fort , plutôt. Il est bien fait Au moins ce dessin-là.
MARGUERITE, ouvrant la boîte.
Très-bienfait. Un portrait!
ROSE, avec beaucoup d'émotion.
De femme ?
MARGUERITE
Non , d'un vieux et grave personnage. ROSE, encore émue.
Tenez , n'en voyons pas , de grâce , davantage ; Car ce que nous faisons est mal, en vérité.
31 ARGUE RI TE
Tu crains que le portrait d'une jeune beauté Ne succède au premier , pas vrai ? Je te pénètre : Ce paquet en renferme un magasin peut-être. Mais admirez pourtant quel malheur est le mien ; Là ! le hasard nous sert et ne nous apprend rien.
ROSE
C'est cruel.
MARGUERITE
Très-cruel : sur-tout pour toi , ma nièce.
ROSE
Pour moi ! mais pourquoi donc ?
MARGUERITE
Oh ! c'est qu'il t'intéresse Très-vivement. Sois franche.
ROSE
Un homme que je vois Et dont j'entends parler pour la première fois !
MARGUERITE
Eh! n'avons-nous pa*s lu qu'un coup de sympathie IN^ous enflamme souvent pour toute notre vie ?
ROSE
Ah! tout cela , ma tante , est bon dans vos romans !
A habiller ici nous perdons notre temps ;
J ai mainte chose à faire encore , je vous laisse.
{^Elle sort. )