‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 215 sur 391 · ACTE II, SCENE lY · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE lY

RIGOLOT

Confiez-vous à nous comme à de vrais amis, Général.

PROSPER

Si par moi la chose est confirmée, Si je dis que je suis un général d'armée , Cela vous fera donc un grand plaisir?

RIGOLOT

Eh! mais, Pourriez-vous en douter? Combien j'apprécierais, Pour ma part, un secret d'une telle importance : Ne vous obstinez pas à garder le silence.

PROSPER

Je suis donc général, puisque vous le voulez.

RIGOLOT

Soyez sûr du secret que vous nous révélez ; Des murs de ce logis ne craignez pas qu'il sorte.

PROSPER

C'est comme je l'entends.

RIGOLOT

Je sens comme il importe De cacher ce voyage , à pied , seul , sans éclat ; Peut-être s'agit -il du salut de l'état; Une opération savante et militaire Vous occupe sans doute, et ces dames, j'espère. Se tairont. N'est-ce pas? Pour Michel, il suffit. J'en réponds , c'est qu'il a quelque tact dans l'esprit.

PROSPER

Oh diantre ! on s'aperçoit qu'un homme de mérite , Tel que vous, le dirige en toute sa conduite.

RIGOLOT

Oh ! ce nom ne convient qu'à vous , et vos pareils ;

Mais il s'est assez bien trouvé de mes conseils, D'accord.

MARGUERITE

Le général se connaît en grands hommes, Et vous êtes du nombre.

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