‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 247 sur 391 · ACTE III, SCENE XIV. Soy · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE XIV. Soy

Sans parents, sans amis, au sortir de l'enfance. En lui seul j'avais mis toute mon espérance.

RIGOLOT

Eh bien! j'en étais sûr. Le petit scélérat!

Voilà comme ils sont tous. Vous le fuvez, l'ingrat?

PAULINE

Non , c'est lui qui me fuit.

RIGOLOT

Eh! oui, c'est cela même.

Et vous le détestez ?

PAULINE

Non , malgré moi je l'aillée.

RIGOLOT

Ah î je connais l'amour. Allons , consolez-vous. Je le ramènerai bientôt à vos genoux.

PAULINE

Qui?

RIGOLOT

Lui. Le cœur est bon, si la tête est légère. Je veux lui rappeler à propos qu'il est père.

PAULINE

Oïl le trouver?

RIGOLOT

Il n'est pas loin.

PAULINE

Comment ?

RIGOLOT

Suffit Que celui qui vous parle a, dit-on, quelque esprit, Connaît le cœur humain et raisonne avec force. Il n'a pas encor fait proclamer son divorce?

PAULINE

Son divorce! Jamais fûmes-nous mariés?

3o8 LES C0:NJECTURES.

RIGOLOT

Vous n'êtes pas sa femme?

PAULINE

Eh quoi ! vous l'ignoriez ?

Ah! je vois ce que c'est; c'est une aventurière.

PAITLIISE.

Qu'entends-je ! j'en mourrai !

ROSE, a Rigolot vivement.

Voulez-vous bien vous taire ?

Respectez son malheur, au lieu de l'insulter.

MARGUERITE

Pourquoi donc à ce point, voisin, vous emporter? A condamner les gens je ne suis pas si prompte.

PAULINE

Dans le sein de mon fils allons cacher ma honte.

i^Elle sort.)

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