‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 260 sur 391 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

DERVILLE, GABRIEL, dans le bosquet.

GABRIEL

Me voilà.

DERVILLE

C'est fort heureux , vraiment : madame Ribardière , L'as-tu vue?

GABRIEL

Oui , monsieur. Et la fille et la mère Doivent rendre à monsieur leur visite ce soir. C'est votre parc et vous qu'à la fois on veut voir.

DERVILLE

Qu'en dis-tu? d'épouser ferai-je la folie?

GABRIEL

Mais j'ai cru que c'était une affaire finie.

C'est un parti fort riche , et monsieur m'a montré

Dés craintes sur son bien.

DERVILLE

Oh! je suis rassuré.

Dorval me fait valoir une certaine somme

GABRIEL

Dorval î banquier de jeu , je crois ?

DERVILLE

Un honnête homme.

GABRIEL

Oui , comme ils le sont tous.

DERVILLE

Mais je suis tourmenté Par tant de créanciers ; et d'un autre côté , Je n'aime pas beaucoup cette sotte famille.

GABRIEL

La mère compte bien que vous aurez sa fille : Même elle a fait dresser le contrat pour demain.

Ah çà , me ferez-vous déjeuner ce matin ?

GABRIEL

Mais monsieur s'est levé plus tôt qu'à l'ordinaire, Et je ne savais pas....

DERVILLE

Vous ne savez rien faire.

GABRIEL

Monsieur

DERVILLE

Dans le jardin je vais me promener, Et vous me servirez ici mon déjeuner.

Eii tendez - vous ?

GABRIEL

Fort bien.

Page 1