SCÈNE III
ARISTE, MADAME DORLIS.
( Ils entrent d'un coté opposé à celui par lequel Firmin et Charles sont sortis. )
31 AD AME DORLIS.
Quoi! toujours travailler du matin jusqu'au soir!
ARISTE
Mais avant tout il faut songer à son devoir.
Tranquille dans mes champs, j'étais loin de m'attendre
Que pour être ministre un jour on vînt me prendre.
Dans un tel poste il faut soi-même s'ouhlier.
Ce n'est pas trop encor de mon temps tout entier;
Puis du travail j'ai pris une telle habitude,
Que tout en me jouant , je me livre à l'étude.
MADAME DORLIS.
C'est heureux. Dorival, l'as-tu vu?
Pas encor.
MADAME DORLIS.
Conviens donc avec moi que c'est un vrai trésor.
ARISTE
Eh! mais, il me paraît laborieux, habile; Et lorsque j'arriv ai ministre en cette ville , Ne connaissant encor que mes livres , ma foi ! Rencontrer Dorival fut très-heureux pour moi.
31 AD AME DORLIS.
Il a beaucoup d'esprit , de la littérature ;