‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 345 sur 391 · DORIVAL, ROBINEAU · texte numérisé non relu

DORIVAL, ROBINEAU

ROBIN EAU

Pardi 1 mon cher cousin , votre accueil doux et tendre Fort agréablement est fait pour me surprendre. Il est si fier! si fier! ce serait un hasard S'il vous reconnaissait , disait-on.

DORIVAL, après s'être bien assuré que madame Dorlh est partie.

Sot bavard .

Qui nous amène ici ta visite importune ?

ROBINFAU.

Je VOUS Tal déjà dit , je viens faire fortune.

DORIVAL

Fortune? l'imbécille !

ROBINEAU

Eh! mais , vous me traitez....

Je ne suis pas encor fait à vos duretés.

DORIVAL

Le voilà bien malade; en effet, c'est dommage! Fainéant , pour Paris qui laisse son village.

ROBITVEAU.

Mais comme en un instant vous changez de façon ! Vous êtes doux d'abord, puis vous prenez un ton ! Il faut du naturel , et vous n'en avez guère ; Et si j'allais par-tout publier la manière Dont vous me recevez , cousin , à votre cœur Un semblable récit ne ferait pas honneur.

jyoKWXï.^ effrayé.

Publier !

ROBINEAU

Oui vraiment.

DORIVAL

Garde-toi d'en rien faire.

Va, je te placerai, j'aurai soin de ma mère. Tu vas , pour commencer , avoir un bon emploi.

ROBINEAU

Passe encor.

DORIVAL

Mais ailleurs viens causer avec moi.

ROBINEAU

Ecoutez, je voudrais une fortune sûre; Tâchez de me lancer dans quelque fourniture.

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