DORIVAL, ROBINEAU
ROBIN EAU
Pardi 1 mon cher cousin , votre accueil doux et tendre Fort agréablement est fait pour me surprendre. Il est si fier! si fier! ce serait un hasard S'il vous reconnaissait , disait-on.
DORIVAL, après s'être bien assuré que madame Dorlh est partie.
Sot bavard .
Qui nous amène ici ta visite importune ?
ROBINFAU.
Je VOUS Tal déjà dit , je viens faire fortune.
DORIVAL
Fortune? l'imbécille !
ROBINEAU
Eh! mais , vous me traitez....
Je ne suis pas encor fait à vos duretés.
DORIVAL
Le voilà bien malade; en effet, c'est dommage! Fainéant , pour Paris qui laisse son village.
ROBITVEAU.
Mais comme en un instant vous changez de façon ! Vous êtes doux d'abord, puis vous prenez un ton ! Il faut du naturel , et vous n'en avez guère ; Et si j'allais par-tout publier la manière Dont vous me recevez , cousin , à votre cœur Un semblable récit ne ferait pas honneur.
jyoKWXï.^ effrayé.
Publier !
ROBINEAU
Oui vraiment.
DORIVAL
Garde-toi d'en rien faire.
Va, je te placerai, j'aurai soin de ma mère. Tu vas , pour commencer , avoir un bon emploi.
ROBINEAU
Passe encor.
DORIVAL
Mais ailleurs viens causer avec moi.
ROBINEAU
Ecoutez, je voudrais une fortune sûre; Tâchez de me lancer dans quelque fourniture.