SCÈNE XL LAROCHE, CHARLES
LAROCHE
Eh bien! qu'en dites-vous ? Suis-je assez malheureux? Firmin qui le défend! Quelle bizarrerie!
CHARLES
Ami , j'ai rejeté tantôt votre industrie ;
Je l'implore à présent. Il n'est que trop certain
Qu'à Dorival déjà l'on destine sa main.
Je ne mérite pas d'être l'époux de Laure ;
Mais Dorival en est bien plus indigne encore.
LAROCHE
Croyez-vous donc avoir besoin de m'exciter. Moi , que pour Dorival on vient de maltraiter?
Ecoutez-moi; je sais qu'Ariste , en ce lieu même , D'un ouvrage pressé , d'une importance extrême , Difficile d'ailleurs, a chargé Dorival.
Il ne le fera pas, ou le fera fort mal : Son incapacité dès-lors est découverte.
Malgré son ton mielleux, tous désirent sa perte; Aucun ne l'aidera, tant il est détesté!
CHARLES
J'empêcherai mon père aussi de mon côté.... Je vois dans quel dessein il a pris ma romance. Osera- t-il s'pn dire auteur en ma présence?
LAROCHE
Regagnons le jardin. S'il me voit avec vous, Tout est perdu. Voyons à frapper les grands coups. Oh ! vous n'en êtes pas où vous croyez en être , Mon ami Dorival. Vous vous dites mon maître : Votre écolier se forme ; avant la fin du jour Il pourra vous donner des leçons à son tour.
( Ils sortent. )