‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 375 sur 391 · SCÈNE VIL LAROCHE, CHARLES · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL LAROCHE, CHARLES

LAROCHE

Charles, vous voilà seul? Cela va bien, je pense?

CHARLES

Oui, très-bien en effet.

LAROCHE

Moi , j'ai bonne espérance.

CHARLES

Voilà plus que jamais Dorival en crédit.

LAROCHE

Bon!

CHARLES

On vante à l'envi son cœur et son esprit.

LAROCHE

Vraiment! Mais cet ouvrage important, difficile....

CHARLES

Il est fait.

LAROCHE

Allons donc.

CHARLES

Et le fond et le style.

Tout en est admirable.

LAROCHE

Est-il possible?

CHARLES

Eh! oui,

LAROCHE

Jl a donc un déni^ qui travaille pour lui!

CHARLES

Enfin, cette ambassade....

LAROCHE

Eh bien ?

CHARLES

On la lui donne.

On lui promet la main de la jeune personne.

LAROCHE

Elle ne l'aime pas.

CHARLES

On aura son aveu.

LAROCHE

L'ambassade et la fille! Eh bien! non, ventrebleu! Il ne les aura pas. Quoi ! ce vil hypocrite Enlèverait le prix de l'honneur, du mérite! Non, morbleu! non , jamais! et si nous le souffrons, Le connaissant si bien, nous nous déshonorons.

CHARLES

D'Ariste, sans délai, je vais trouver la mère. Pour les couplets d'abord je veux....

LAROCHE

Qu'allez-vous faire?

Eh! oui, c'est bien cela vraiment dont il s'agit! Sur madame Dorlis qu'ils aient quelque crédit. Soit ; mais croyez-vous donc qu'une simple romance Sur l'esprit du ministre ait assez d'influence?... Eh! non. C'est ce mémoire éloquent, et qu'il s'est Procuré qfîelque part; car il ne l'a pas fait.... Mais quoi! sa fausseté fait seule tous ses charmes. Combattons les méchants avec leurs propres armes. En l'attaquant de front, je n'ai pu l'emporter; Pour réussir, je vois qu'il le faut imiter. Quoi qu'il m'en coûteenfin pour troiri||er même un traître.

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