SCÈNE VIL LAROCHE, CHARLES
LAROCHE
Charles, vous voilà seul? Cela va bien, je pense?
CHARLES
Oui, très-bien en effet.
LAROCHE
Moi , j'ai bonne espérance.
CHARLES
Voilà plus que jamais Dorival en crédit.
LAROCHE
Bon!
CHARLES
On vante à l'envi son cœur et son esprit.
LAROCHE
Vraiment! Mais cet ouvrage important, difficile....
CHARLES
Il est fait.
LAROCHE
Allons donc.
CHARLES
Et le fond et le style.
Tout en est admirable.
LAROCHE
Est-il possible?
CHARLES
Eh! oui,
LAROCHE
Jl a donc un déni^ qui travaille pour lui!
CHARLES
Enfin, cette ambassade....
LAROCHE
Eh bien ?
CHARLES
On la lui donne.
On lui promet la main de la jeune personne.
LAROCHE
Elle ne l'aime pas.
CHARLES
On aura son aveu.
LAROCHE
L'ambassade et la fille! Eh bien! non, ventrebleu! Il ne les aura pas. Quoi ! ce vil hypocrite Enlèverait le prix de l'honneur, du mérite! Non, morbleu! non , jamais! et si nous le souffrons, Le connaissant si bien, nous nous déshonorons.
CHARLES
D'Ariste, sans délai, je vais trouver la mère. Pour les couplets d'abord je veux....
LAROCHE
Qu'allez-vous faire?
Eh! oui, c'est bien cela vraiment dont il s'agit! Sur madame Dorlis qu'ils aient quelque crédit. Soit ; mais croyez-vous donc qu'une simple romance Sur l'esprit du ministre ait assez d'influence?... Eh! non. C'est ce mémoire éloquent, et qu'il s'est Procuré qfîelque part; car il ne l'a pas fait.... Mais quoi! sa fausseté fait seule tous ses charmes. Combattons les méchants avec leurs propres armes. En l'attaquant de front, je n'ai pu l'emporter; Pour réussir, je vois qu'il le faut imiter. Quoi qu'il m'en coûteenfin pour troiri||er même un traître.