‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 386 sur 391 · ARISTE, LAROCHE · texte numérisé non relu

ARISTE, LAROCHE

LAROCHE

Pardon; mais Dorival quitte à l'instant ces lieux: Eh bien ?

ARISTE

Je vous avais mal jugés tous les deux. Vous venez de me rendre un signalé service, Et, mieux instruit, je sais vous rendre enfin justice.

LAROCHE

Pour honnête homme enfin je suis donc reconnu! Je respire.

ARISTE

Oui, c'est vous qui l'aurez confondu.

Mais moi, dois-je abjurer la maxime chérie Que la force d'esprit, le talent, le génie Ne peuvent exister dans un cœur sans vertu? Cet homme vil enfin que j'ai trop tard connu M'a remis ce soir même un éloquent mémoire: Du meilleur écrivain il soutiendrait la gloire. Quelle fatalité que je ne conçois pas ! Un si rare talent avec un cœur si bas ! Sans délai j'ai pris soin d'envoyer cet ouvrage; Et le gouvernement , dans ses lettres , je gage ,

( // décacheté une des lettres qu 'd tient a sa main . ) De cet écrit me fait l'éloge Justement.

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