‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 67 sur 391 · PARAISSANT DERRIÈRE LE GUICHET DE LA PORTE. LA TOURIÈRE · texte numérisé non relu

PARAISSANT DERRIÈRE LE GUICHET DE LA PORTE. LA TOURIÈRE

Bonté divine ! ah ! quel train ! qui va là ? qui va là ?

FRONTIN

Deux cavaliers charmants; allons, la fille, un bon

feu, un bon lit, et vous aurez pour boire en conséquence. Nous resterons fort peu de temps ici , mais nous dépenserons beaucoup , entendez- vous ?

LA TOURIÈRE

Ah ! bon Dieu ! qui sont donc les impies qui osent tenir un pareil propos ?

FRONTIN

Doucement , doucement ; ne nous fâchons pas , s'il vous plaît. Je suis poli , comme vous voyez ; il s'agit de nous donner à coucher pour cette nuit. Nous n'en voulons pas davantage. Ce n'est pas faute d'avoir de jolies choses à vous dire , servante trop aimable , je ne sais quoi me dit que vous êtes charmante. Sans vous voir cependant, on n'en peut pas juger; hâtez-vous donc de nous ouvrir : pour commencer à faire connaissance , je brûle de vous embrasser.

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