‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 80 sur 391 · ACTE I, SCENE IX · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE IX

GRÉGOIRE

Passez votre chemin, l'ami. Les ivrognes doivent laisser les honnêtes gens en repos.

LE COCHER

Ivrogne toi-même , entendez-vous. Un peu de politesse , s'il vous plaît ; sachez qu'on doit plus de respect au cocher de la diligence.

GRÉGOIRE

Au cocher de la diligence ! voilà des voyageurs hien menés.

BELFORT, FRONTIN, CUcheS.

Le cocher de la diligence !

LE COCHER

Faites-moi le plaisir, mon ami, de me dire où est le couvent de Ja Visitandine.

GRÉGOIRE, en riant.

La Visitandine, ah! ah! ah! la Visitation. Qu'est-ce que vous lui voulez dire? parlez, je suis de la maison. LE COCHER, e« riant.

Vous ? plaisante religieuse , ah ! ah ! ah !

GRÉGOIRE

11 est si soûl qu'il me prend pour une religieuse.

LE COCHER

N'importe , je vais toujours \ous dire le sujet de ma commission.

GRÉGOIRE, le T^epoussant,

Oui , dites-moi le sujet de votre commission , si vous pouvez.

LE COCHER

Je vous dirai qu'il y a aujourd'hui huit jours on m'a retenu une place pour une certaine sœur qui doit venir dans ce couvent.

jfiiv^raitaV WBUOTHECA

Offawiartaia

loo LES VISITANDINES.

GRÉGOIRE

j'entends , c'est la sœur Séraphine.

LE COCHER

séraphine , précisément.

GRÉGOIRE

Parlez donc d'un peu plus loin, car vous sentez le vin.

LE COCHER

Or donc , cette sœur Séraphine ne peut pas encore venir. Et voilà une lettre et son paquet que j'apporte à sa place.

BELFORT, caché.

Que peut contenir cette lettre?

FRONTiîT, caché.

Le meilleur moyen de le savoir , c'est de nous emparer de la lettre et des habits.

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