‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 95 sur 391 · SOEUR URSULE · texte numérisé non relu

SOEUR URSULE

Ah! mon Dieu! qu'est-ce que j'ai donc fait de mon éther ?

l'abeesse.

Ce que c'est que de nous cependant ; desserrez - la donc , sœur Sainte-Ange.

BELFORT, qui n'a point quitté Euphémie.

La voilà , la voilà qui revient.

LA TOURIÈRE

Qu'elle est intéressante !

BELFORT

A qui le dites-vous , ma sœur ?

l'a BRESSE.

Eh bien! mon enfant, comment vous trouvez-vous?

ii6 LES VISITANDINES.

s OE TJ R E U P H É M I E.

Très-bien, madame, ce n'est rien.

BELFORT

Une vapeur qui vous aura prise ?

SOEUR EUPHÉMIE

Pas autre chose.

LA TOLRiÈRE, qui a trouvé le portrait sous la guimpe de sœur Euphémie.

Tenez , sœur Euphémie , voilà ce que j'ai trouvé sur vous.

SOEUR EUPHÉMIE

Ah! je sais ce que c'est, un portrait que j'ai fait de mémoire.

SOEUR JOSÉPHINE

Voyons-le donc. Ah! le joli jeune homme. l'abbesse, pi^enant le portrait.

Voyons : mais attendez donc; je ne me trompe pas; c'est le portrait de sœur Séraphine !

BELFORT

Mon portrait! Oh! c'est singulier.

l'a BRESSE.

Oui , voilà tous vos traits. Seulement ici vous êtes en fille , et là vous êtes en homme.

BELFORT

C'est mon frère sans doute. Vous connaissez l'orig^inal du portrait?

SOEUR. EUPHÉMIE

Je l'ai beaucoup connu autrefois.

BELFORT

C'est lui-même , un jeune homme de vingt-cinq ans , n'ayant des yeux que pour une personne charmante , qu'il adore depuis son enfance.... N'est-il pas vrai?

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