SOEUR URSULE
Ah! mon Dieu! qu'est-ce que j'ai donc fait de mon éther ?
l'abeesse.
Ce que c'est que de nous cependant ; desserrez - la donc , sœur Sainte-Ange.
BELFORT, qui n'a point quitté Euphémie.
La voilà , la voilà qui revient.
LA TOURIÈRE
Qu'elle est intéressante !
BELFORT
A qui le dites-vous , ma sœur ?
l'a BRESSE.
Eh bien! mon enfant, comment vous trouvez-vous?
ii6 LES VISITANDINES.
s OE TJ R E U P H É M I E.
Très-bien, madame, ce n'est rien.
BELFORT
Une vapeur qui vous aura prise ?
SOEUR EUPHÉMIE
Pas autre chose.
LA TOLRiÈRE, qui a trouvé le portrait sous la guimpe de sœur Euphémie.
Tenez , sœur Euphémie , voilà ce que j'ai trouvé sur vous.
SOEUR EUPHÉMIE
Ah! je sais ce que c'est, un portrait que j'ai fait de mémoire.
SOEUR JOSÉPHINE
Voyons-le donc. Ah! le joli jeune homme. l'abbesse, pi^enant le portrait.
Voyons : mais attendez donc; je ne me trompe pas; c'est le portrait de sœur Séraphine !
BELFORT
Mon portrait! Oh! c'est singulier.
l'a BRESSE.
Oui , voilà tous vos traits. Seulement ici vous êtes en fille , et là vous êtes en homme.
BELFORT
C'est mon frère sans doute. Vous connaissez l'orig^inal du portrait?
SOEUR. EUPHÉMIE
Je l'ai beaucoup connu autrefois.
BELFORT
C'est lui-même , un jeune homme de vingt-cinq ans , n'ayant des yeux que pour une personne charmante , qu'il adore depuis son enfance.... N'est-il pas vrai?