‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 97 sur 391 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

L'ABBESSE , BELFORT , toutes les religieuses , FRONTIN EN CAPUCIN.

FRONTIN

AIR

Le ciel, mes sœurs, vous tienne en joie. Je vàens vous mettre sur la voie Qui mène au ciel directement.

ii8 LES VISITANDINES.

En vous voyant, mes sœurs, on conçoit aisément

Comment le père Boniface, A vous voir chaque jour, trouve un charme nouveau.

Est-il une plus douce place »

Que celle de pasteur d'un si joli troupeau ?

l'a.bbesse.

A^'e^ mon père.

FRONTIN

Que Dieu vous le rende , ma sœur.

l'abbesse.

Soyez le bien venu , nous avons grand besoin de vous.

FRONTIN

Je n'ai ni les lumières, ni l'expérience du père Boniface.

l'abbesse.

Vous nous ferez sans doute l'amitié de déjeuner avec nous , mon père ?

FRONTIN

Hélas ! ma sœur , la volonté du ciel soit faite en toutes choses.

LA TOURIÈRE

Sœur Séraphine, vous me direz si vous prenez du café aussi parfait que celui-là dans votre couvent ; c'est moi qui le fais , je suis bien aise de vous le dire.

FRONTIN

Aussi le père Boniface ne fait -il jamais l'éloge de votre maison , sans faire en même temps celui de votre café ; mais il ne faut pas le laisser refroidir. l'abbesse.

Non sans doute, mon père; vous me ferez l'amitié de vous placer à coté de moi.

LA TOURIÈRE

Voici monsieur le docteur.

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