‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 122 sur 389 · ACTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V

DESROCHES

C'est ici , mon ami , qu'il faut déployer ton zèle el Ion adresse.

DUBOIS

Je suis en fonds pour les deux qualités. De quoi s'agit-il?

DESROCHES

Entre dans cette maison.

DUBOIS

Bon! j'y suis.

DESROCHES

Il y a une jeune personne charmante.

DUBOIS

Peste!

DESROCHES

Voilà une lettre qu'il faudrait lui remettre.

DUBOIS

Elle l'aura.

DESROCHES

Mais prends bien garde ; il y a sans doute quelque mère , quelque tuteur , ou quelque vieille gouvernante. C'est celle qui est à la fenêtre dans ce moment. Ne fais pas semblant de regarder , mais tâche de la reconnaître , pour ne pas faire de quiproquo. dubois, regardant.

Ah ! mon Dieu ! qu'est - ce que vous dites ? c'est celle....

desroches.

Oui. Tu as de l'esprit, tu peux causer avec quelque domestique, sous quelque prétexte; et sans que personne s'en aperçoive , tu prendras bien ton temps pour lui remettre adroitement....

DUBOIS

C'est donc quelque affaire importante que vous avez avec cette dame?

DESROCHES

Imbécille , tu ne vois pas que c'est une lettre d'amour?

DUBOIS

D'amour! allons donc, monsieur.

DESROCHES

Oui , oui , d'amour. Ne perds pas de temps.

DUBOIS

Allons, monsieur, puisque vous le voulez. (A part.) Mais il a donc perdu la tête.

(Il entre dans la maison.)

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