‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 132 sur 389 · CTE II, SCENE XY · texte numérisé non relu

CTE II, SCENE XY

MADEMOISELLE VERNON

Ma fille, monsieur!

DESROCHES

Ou mademoiselle votre nièce. (A part.) C'est une tante peut-être.

MADEMOISELLE VERNON

Ma fille , ma nièce ! que veut dire ceci , monsieur ?

DESROCHES

Que c'est moi seul qui ai tout conduit , qui le premier me suis hasardé d'écrire , qu'on ne m'a répondu que pour me confondre ou s'assurer de la pureté de mes intentions, et que ces intentions sont si louables....

MADEMOISELLE VER50N

Comment , monsieur , est-ce pour m'insulter , pour m'humilier que vous vous trouvez au rendez-vous que j'ai eu la faiblesse de vous donner? Que parlez-vous de fille et de nièce ?

DESROCHES

Comment! se pourrait-il? Vous seriez l'objet charmant....

mademoiselle verhon, en minaudant.

Ah ! charmant !

DESROCHES

Quoi ! ce serait-vous ? {A part.) Peste soit de ma vue basse !

MADEMOISELLE VERNON

Vous paraissez interdit , confus.

DESROCHES

Pas du tout, mademoiselle. (A part.) Maudit soit ce Delille, qui m'affirme qu'elle est adorable.

MADEMOISELLE VERNON

Outre l'inconséquence réelle de ma démarche , ap-

lSi LA PETITE VILLE.

prenez que je tremble d'être surprise par cet argus sévère et surveillant dont je vous ai parlé dans ma lettre.

C'est pour cela qu'il faut nous séparer au plus tôt. Vous me faites mourir d'inquiétude.

MADEMOISELLE VERNON

Un moment; permettez-moi de vous dire

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