‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 150 sur 389 · ACTE III, SCÈNE VIII. 2o · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VIII. 2o

FLORi:.

Oui, ma mère.

M v dame guibert, en mettant du rouge à sa fille.

Souvenez-vous bien, ma fille, que la décence, la pudeur et la modestie sont la plus belle parure d'une

demoiselle, la meilleure dot qu'elle puisse apporter

Mais comme vous êtes engoncée dans votre corset ! mettez-vous à la grecque , puisque c'est la mode ; dégagez un peu ce ficbu ; et ne vous éloignez jamais des principes de vertu et de bon ton que vous avez reçus de votre mère. Votre piano est-il accordé?

FLORE

Mon Dieu ! non , ma mère.

MADAME GUIBCRT.

Comment? depuis huit jours que nous attendons!

FLORE

Monsieur Splimann m'a bien promis qu'il viendrait demain matin.

MADAME GUIBERT

Bon. Qu'il n'y manque pas. J'arrangerai un petit concert de société où j'inviterai tous nos amis. Ces deux jeunes gens feront leur partie avec Splimann et vous ; et François , qui commence à déchiffrer sur la clarinette, fera la sienne.

FLORE

Comment ! notre domestique , ma mère ?

MADAME GUIBERT

En famille , cela passe ; et je ne me soucie pas d'inviter tous ces jeunes gens de l'orchestre de la comédie de Bienfaisance , ils sont moqueurs et goguenards. J'entends nos deux aimables Parisiens. Allons , mademoiselle, une contenance agréable , modeste ; ne soyez pas honteuse et timide , et sachez parler à propos.

^o4 LA PETITE VILLE.

Oui, ma mère.

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