‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 173 sur 389 · ACTE IV, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE V

que madame Senneville habite ee pays, et que nous logions chez elle... Nous nous sommes promenés dans le jardin avant la nuit.

DELILLE

Assez tard même ; il a fallu vous appeler.

DESROCHES

C'est elle qui , en regagnant la maison , m'a recommandé de faire la partie de son oncle.

DELILLE

Preuve que tu es aimé de la nièce.

DESROCHES

Et tu conviendras qu'elle est bien faite pour me dédommager de tout l'ennui....

DELILLE

Et tous tes rivaux , Riflard , Vernon ?

DESROCHES

Elle n'a jamais pensé à Riflard, à Vernon, à personne; elle me l'a juré.

DELILLE

Oh! dès qu'elle te l'a juré.... je n'en crois pas un mot.

DESROCHES

Ah! te voilà, toujours cherchant à me contrarier.

DELILLE

Allons , ne te fâche pas ; dès que tu le veux , l'oncle est fort amusant, la nièce fort vertueuse.

Il n'est pas question de vertu.

DELILLE

Ne perds pas un temps précieux.

DESROCHES

Ne rentres-tu pas avec moi ?

23o LA PETITE VILLE.

DELÏLLE.

Non. On ne soupe pas encore; je vais profiter du moment pour une course , une visite que j'ai à faire.

DESROCHES

A cette heure , dans une ville que tu ne connais pas? 11 faut donc que ta conquête t'occupe beaucoup... Au surplus , entière liberté , je rentre. Bonne chance dans vos amours , monsieur Delille.

DELILLE

Bonne chance dans les vôtres , monsieur Desroches.

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